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Second volume.
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d’attaquer, le révoque, puis le donne de nouveau,et cela dans l’espace de quatre jours! Démoraliséespar ces tergiversations continuelles, les troupes secroient trahies ; le dénoûment approche ; le grand-conseil , éperdu, résigne ses pouvoirs, et le comité,renouvelé dans cet instant de crise, ne sait plusquelle mesure prendre. Le désordre et l’indisci-pline sont au comble; les soldats chassent ou mas-sacrent leurs officiers , et cependant beaucoup deces corps de milice donnent des preuves d’un dé-voûment et d’une intrépidité rares. Sur plusieurspoints, au Grauholtz et à Niederwangen surtout,ils opposent une résistance désespérée. On vitmême des femmes et des enfans combattre dansles rangs, n’ayant pour armes que des faux; d’Er-lach, et l’avoyer de Steiger qui ne l’a pas quittépendant l’action, sont entraînés dans la déroutegénérale. Le premier est lâchement assassiné parun homme de l’Oberland , et ce n’est qu’avecpeine que Steiger échappe au même sort. L’intré-pide vieillard, refusant le bénéfice de la capitula-tion , s’exila volontairement de sa patrie asservie.

En i83o, même hésitation, même défaut d’en-semble , devant un danger d’une autre nature. Enentendant gronder la tempête populaire, le gou-vernement , qui comptait dans son sein des ad-