Band 
Second volume.
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ministrateurs habiles et probes, mais pas unhomme d’état, abandonne le gouvernail, soit parl’effet d’un faux calcul, soit par le sentiment deson impuissance en présence d’événemens aussigraves. Ce fut l’ascendant de M. l’avoyer F"* quirallia la majorité du petit-conseil à cette résolutiondésespérée. La minorité, sur la proposition deM. le trésorier de M’*’, aurait voulu qu’on fit faceà l’orage , et qu'on armât les régimens suisses nou-vellement arrivés de France , alin de comprimercette révolution venant d’en bas, ou du moins denégocier les armes à la main, pour tâcher d’obte-nir des conditions meilleures. Nirl doute que ceplan n’eût momentanément réussi, avec l’aide dela bourgeoisie de Berne , toute portée en faveur del’ancien ordre de choses, dont elle profilait. Maisl’autorité du gouvernement, en pareil cas, ne sefût guère étendue au-delà des limites de la ville,et, de plus , il est à croire que les exigences exor-bitantes d’une part, de l’autre, la répugnance àfaire des concessions, eussent rendu une transac-tion bien difficile. Un tiers-parti, malheureuse-ment peu nombreux , auquel appartenait le judi-cieux avoyer de Mullinen, eût désiré que Jegouvernement prit l’initiative des réformes nom-breuses et urgentes que réclamait l’opinion mo-