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Second volume.
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Il est, près de Morat , une habitation d’un exté-rieur simple, entourée de verdure et de fleurs, etsur l’entrée de laquelle on pourrait écrire: A l'hos-pitalité, bon logis. Là, on trouve, joint à unegrande fortune, le talent plus rare d’en savoirjouir, et surtout d’en faire jouir les autres. Ceriant séjour s’embellit encore du goût éclairé desarts et des raffinemens d’une vie élégante, et l’ony respire un parfum de patrie, qui a tout le charmede la nouveauté, quand on vient de humer l’airdes Alpes. Unissant, à la cordialité suisse , l’amabi-lité française, vos hôtes, après vous avoir rendul’existence douce par leurs soins et leurs préve-nances empressées, semblent encore, lorsque vous]es quittez, se croire vos obligés. Oh! qu’il faitbon conspirer dans le beau salon de G"*, enpassant du piano où madame de C... improvise etjoue avec un si rare talent, où chante la jolie ma-dame B..., au sopha des bonnes causeries intimes,de là, aux rayons de la petite bibliothèque desnouveautés, puis à la riche collection des vues etgravures anglaises! Ici, rien n’est donné au fasteni à l’ostentation, mais tout y est calculé pour l’a-grément et le bien-être. Un bateau, armé de troisrameurs, est constamment à vos ordres, si vousvoulez traverser le lac et monter au sommet du