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Second volume.
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sein de la nuit, leurs cimes colossales encore res-plendissantes des feux du soleil. Un instant deplus, et tout cet enchantement avait disparu, melaissant l’impression la plus profonde qui me soitrestée de mon voyage en Suisse . Je recommande àtous les voyageurs le Weissenstein; c’est tout uneautre vue que celle du Rigi ; s’il fallait choisir, jelui donnerais la préférence; l’effet en est plus gran-diose et plus poétique de beaucoup.

Le lendemain , à quatre heures, j’étais sur pied;il faisait encore nuit; la ligne des glaciers se des-sinait nettement à l’horizon, et était d’un blancmêlé d’une légère teinte d’azur. Peu à peu cetteteinte s’effaça, et mon attention fut attirée par cequi me sembla être un nuage rosé. C’était leMont-Blanc , qui s’éclairait le premier, un autrepoint lumineux brilla, puis un autre, et enfinl’ensemble de la chaîne se colora de pourpre, tan-dis que toute la plaine était plongée dans la demi-lueur du crépuscule; enfin le soleil parut resplen-dissant à l’horizon, et les neiges reprirent leurblancheur accoutumée, que rompaient de forteslignes d’ombres.

La petite ville de Bienne n’offre d'intéressantque le voisinage de file Saint-Pierre, illustrée parle séjour qu’y fit J.-J. Rousseau, et le manoir