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Second volume.
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479
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11 y a, dans le tableau que Jean-Jacques nousdonne de la douce vie qu’il menait à l'ile Saint-Pierre, une foule de détails qui me charment, etme semblent propres à jeter un grand jour surson vrai caractère. Ce projet qu’il forme de dé-crire successivement toutes les richesses végétalesque renferme son petit royaume , ce zèle si ardentqu’il y apporte, au début, zèle qui ne peu tse compa-rer à la facilité avec laquelle il renonce à son plan ;ce plaisir ineffable qu’il goûte à laisser là, bien em-ballés, ses livres, ses manuscrits, son écriloire,enfin tout ce qui lui rappelle son métier d’auteur;ses vagues et délicieuses rêveries , lorsque, étenduau fond de son bateau, il se laisse aller à la dérive;les prétentions qu’il met à être un excellent ra-meur , et le secret orgueil qu’il éprouve, en voyantque la femme du receveur n’est jamais plus rassu-rée, que quand c’est lui qui rame; la solennelleinstallation de sa colonie de lapins, sur le petitîlot, tout cela m’attache à un haut degré. J’aimeà voir le profond penseur, l’écrivain le plus élo-quent de son siècle, échappera ce tourbillon lit-téraire , à cette existence factice qui lui est acharge, cesser d’être auteur, pour se faire homme,et se livrer , avec toute la simplicité et l’ardeur deson caractère, à de si vulgaires passe-temps et à