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Second volume.
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des émotions qui tiennent d’aussi près à la nature.La coterie du baron d’Holbach, les encyclopé-distes, en voulant faire passer Rousseau pour unêtre pervers, pour un monstre, ont aussi par tropcompté sur la crédulité de leurs contemporains.L’ami du rigide et consciencieux Duclos, ne pou-vait être un méchant homme , de même que l’an-tagoniste constant de l’auteur de la Pucelle et duDictionnaire philosophique , ne saurait être unécrivain sciemment immoral.

A l’ile Saint-Pierre, où l’on ne trouve que laseule maison du régisseur, il n’y a personne quiait vu Jean-Jacques, ou même connu quelqu’unqui l’ait vu ; on ne peut s’y entretenir de lui avecqui que ce soit. Il est vrai que souvent on ne gagnepas grand’chose dans ces sortes de conversations, etj’en appelle, pour cela, à ceux qui ont causé, à Fer-ney, avec le soi-disant jardinier de Voltaire. Lecomte de V.... racontait plaisamment devant moicomme quoi, se trouvant à Motiers-Travers qu’ha-bita Rousseau, il s’était, dans son enthousiasme devingt ans, informé, tout d’abord, s’il n’y avait pas,dans le village, quelque personne qui eût connu l’il-lustre auteur de VHéloise^ On lui en indiqua deux; ilcourut aussitôt chez, l’une d’elles, qui était unefemme âgée. — «Ma bonne, vous avez donc connu