Band 
Second volume.
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481
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Rousseau? lui dit-il en entrant.—Oh ! oui, Mon-sieur, fort bien. J’allais souvent chez lui; c’estmoi qui blanchissais la maison. — Eh bien! racon-lez-m’en donc quelque chose. — C’était un bonMonsieur, tout de même; son linge était marquéJ. R. en coton bleu. » C’est là tout ce que M. deV.... put en tirer. Croyant être plus heureux, il allachez un bon vieillard qu’on lui avait égalementsignalé. — «Que faisait donc ici M. Rousseau? luidemanda-t-il.—Il travaillait , et n’était jamaissans rien faire. — Mais enfin de quoi s’occupait-ildonc? — Eh! il travaillait de son état, quoi! ilramassait des herbes dans la montagne. »

Le trajet de l’ile Saint-Pierre à Bienne est char-mant, et l’on ne peut rien voir de plus riant quela situation de la ville, dont on aperçoit le clocheret quelques maisons, au travers des arbres. Lesrives du lac s’inclinent en pente douce, du côtéde l’ouest ; elles sont gracieusement ondulées, etoffrent une culture variée et riche, ainsi que deshabitations nombreuses, parmi lesquelles s’élèvele château de Nidau , dont le donjon et la massepittoresque se dessinent sur le ciel. La rive oppo-sée est monotone et aride; de tristes vignes des-cendent jusqu’au bord de l’eau, et, au-dessusd’elles, on voit se prolonger horizontalement,