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taient deux nobles Portugais , savoir l’évêque de
Lisbonne et le prieur d’Alcazena qui, revenant
de Rome , avaient été pris par les éclaireurs de la
garnison autiichienne, lesquels se flattaient d’en
tirer une bonne rançon. Informé de la chose, le
conseil de Berne fit habiller et équiper les deux
illustres prisonniers, et leur donna douze cents
ducats pour leur route. Ces Portugais , revenus
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dans leur patrie, ne furent point ingrats , et ren-voyèrent l’argent prêté, en y joignant mille du-cats pour les intérêts. En outre, Jean I", roi dePortugal , écrivit, de sa main, au magistrat deBerne , une lettre en latin, dans laquelle j’ai re-marqué la phrase suivante : « N’ayant jamais jus-« qu’ici entendu parler de la ville de Berne, nous« sommes bien aises d’apprendre à la connaître« par un si bel acte de générosité envers nos su-« jets, et nous espérons que Dieu ne manquera« pas de la faire prospérer dans toutes ses entre-« prises. »
Lorsqu’on s’élève au-dessus de Bienne , pourpénétrer dans les gorges de Moutiers-Grandval,on jette un dernier regard sur les neiges desAlpes . On s’est si bien accoutumé à les voir tou-jours apparaître à l’horizon, qu’il semble, quandon les a perdues de vue, qu’il manque quelque