Band 
Second volume.
Seite
517
JPEG-Download
 

que l’association n’a pas été dissoute du consente-ment des parties intéressées; or le premier de cesdevoirs est, sans contredit, de se faire représenterà l’assemblée fédérale, fût-ce même pour y tou-jours dire non. L’autorité suprême avait donc im-plicitement le droit d’exiger , d’un canton , l’ac-complissement de ce devoir et, en cas de refus, del’y contraindre.

J’ajouterai, pour ceux qui tiennent à savoir lafin des choses, que l’occupation de Schwylz se pro-longea jusqu’à ce qu’on y eut voté une nouvelleconstitution , basée sur l’égalité des droits et quiréunit les deux parties séparées du canton. J’ignoresi ce pauvre petit pays, qui a tant souffert «lesfautes de ses gouvernans , a dû encore payerquelque chose pour les frais. Quant à la ville deBàle, elle a aussi, elle, cruellement expié lemalheureux coup de tête de ses autorités.Une forte portion des dépenses de l’occupationa été mise à sa charge. La séparation ayantété forcément maintenue, le partage des proprié-tés cantonnales, entre Bàle-ville etBàle-campagne,s’est effectué au grand détriment de la ville, quin'a que la triste consolation de voir ses ennemispayer également bien cher les suites de leur ré-bellion. Ces quarante-six communes séparées ,II. 33