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s’applatirvers ses pôles , & fa surface a dûaugmenter vers l’équateur à cause de laforce centrifuge. L’auteur s’appuie des ob-servations de M. de Maupertuis , qui ajugéque le diamètre de la terre devoir êtreaux pôles de 6525600 toises & àl’équateurde 6562480 , d’où l’on voit que le diamè-tre de la terre fous la ligne , excede de36880 toises le diamètre de la terre fousles pôles.
M. Schulze observe que lorsque la terreétoit parfaitement ronde , son diamètredevoir être de 6537319 toises , & consé-quemment elle a dû s’applatìr vers les pô-les de 11719 toises: & s’élever vers laligne de 25161. Le méme auteur pré-tend que les plus hautes montagnes n’ontguere que 12000 piés d’élévatîon perpen-diculaire au-dessus du niveau de la mer ,qui elle-même n’a guere plus de 12000piés de profondeur.
J)e cette maniéré il fait voir que les plushautes montagnes ont dû sc trouver versl’équateur , ce qui est conforme aux obser-vations les plus exactes & les plus récentes;mais suivant ce système , la direction deces montagnes devroit être la méme quecelle de l’équateur, ce qui n’est point vrai,puisque nous voyons, par exemple, que laCordiliere coupe , pour ainsi dire , l’équa-teur à angles droits ; & d’ailleurs les monta-gnes de la Noiwége , de la Russie , les Al-pes , les Pyrénées, font certainement desmontagnes du premier ordre , cependantelles font très-éloignées de la ligne.
Quant aux montagnes par couches, M.Schulze croît que différentes parties de laterre ont effiiyé à plusieurs reprises desinondations distinctes qui ont déposé des litsdifférens, & dont les dépôts se sont faitstantôt dans des eaux tranquilles , tantôtdans des eaux violemment agitées. Cesinondations ont quelquefois couvert lesommet des montagnes les plus anciennes ;c’est pour cela qu’ii y en a où l’on trouvedes couches de terre , & des amas de pier-res & de débris. C’est ainsi qu’il nous ap-prend avoir trouvé le sommet du montRigi en Suisse , couvert d’un amas de pier-res roulées & liées les unes aux autres parun gluten composé de limon & de sable. 11prétend qu’il y a eu autant d’inondationjs,Tome XXII.
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qu’il y a de couches différentes ; que cesinondations se sont faites à une grande dis-tance les unes des autres ; que les trern-blemens de la terre & ses affaistèmens ontdérangé & détruit quelques montagnes ;d’où l’on voit qu’elles n’ont pu être forméesni en même tems, ni de la rnême maniéré.V. Terre ( couches de la ).
Enfin , M. Rouelle a un sentiment surla formation des montagnes qu’il faut es-pérer qu’il communiquera quelque jour aupublic ; en attendant voici les principauxpoints de son système, qui paroît avoirbeaucoup de vraissemblance. II suppose quedans l’origine des choses les substances quicomposent notre globe ; nâgeoient dans unfluide ; que les parties similaires qui com-posent les grandes montagnes , se sont rap-prochées les unes des autres , & ont forméau fond des eaux une cristallisation. Ainsiil regarde toutes les montagnes primitivescomme des crystaux qui se sont quelque-fois groupés & réunis à la maniéré dessels, & qui quelquefois fe sont trouvés iso-lés. Ce sentiment acquerra beaucoup deprobabilité , quand on fera attention à laforme pyramidale que les grandes monta-gnes affectent pour l’ordinaire ; & que lespierres en le formant suivent toujours uneespece de régularité dans le tissu ou l’arran-gement de leurs parties. A l’égard desmontagnes par couches, M. Rouelle lesattribue tant au séjour de la mer , qu’audéluge universel, & aux inondations loca-les ,& aux autres révolutions particulières,arrivées à quelques portions de notreglobe. ( — )
Montagnes , f. f .{Geog. ) dans l’ar-ticle qui précede on a considéré les monta-gnes en physicien ; dans celui-ci on vales considérer relativement à la géogra-phie , c’est-à-dire , suivant leur position ,leur hauteur , leur étendue en longueur,qui sert souvent délimités entre les peu-ples & leurs rapports.
Divers auteurs çn traitant des principesde la géographie , ont indiqué dans leursouvrages des réglés pour mesurer la hau-teur des montagne’: ; mais ces réglés quoi-que fort belles , appartiennent à la physi-que & à la trigonométrie. C’est assez de re-marquer en passant, cjue la méthode qu’on