Band 
Tome vingt-deuxième.
Seite
208
JPEG-Download
 

2v8 M 0 N

la philosophie de Descartes ; ses ouvragesfont avec raison , tombés dans l’onbli. IImourut en 1707, à 75 ans.

Faucheur (Michel le) a été'un des fa-vans Théologiens, & des illustres prédi-cateurs calvinistes françois du XVII siecle.Son traité de Faclion de F orateur a souf-fert plusieurs éditions. Il mourut à Parisen 1657.

Enfin , la Peyronie , ( François de )premier chirurgien de Louis XV. & mem-bre de l’académie des sciences, a plus faitlui seul pour la gloire de son art, que laplupart des rois, & que tous íes prédé-cesseurs réunis ensemble. Après avoir pro-curé rétablissement de l’académie de.chi-rurgie de Paris, en 1741 , il a légué tousses biens , montant au-delà de joo millelivres, à la communauté des chirurgiensde cette ville , & de celle de Montpellier.

D’adlturs toutes les clauses de ses legsne tendent qu’au bien public, au progrès& à la perfection de sart. 11 finit ses joursen 1747 , cn immortalisant son nom parses bienfaits & par ses talens.

Quant à Bourdon & à Raoux, fameuxpeintres, nés à Montpellier , j’en ai parléau mot Ecole Françoise. ( D. /. )MONTPENSIER ( Géogr. ) petiteville de France , dans la basse Auvergne,avec titre de duché-pairie, érigée en 1538.Elle est fur une colline tout près d’Ái-gueperse , à 5 lieues N. E. de Clermont,80 S. E. de Paris. Longit. 2r. D- Lat.

45 - 5.8.

Ici finit ses jours , en 1226 , Louis VIIIroi de France, qui fut couronné roi àLondres, & bientôt obligé du vivant mê-me de son pere Philippe Auguste , desortir du pays qui savoir demandé pourson maître. Au lieu de défendre fa con-quête , il alla se croiser contre les Albi-geois , qu’on égorgeoit alors en exécutiondes sentences de Rome. Dans cette expé-dition , la maladie épidémique se mit dansson armée , l’attaqua lui-même , & l’em-porta à 39 ans. Quoiqu’il eut repris fur lesAnglois le Limousin , le Périgord & lepays d’Aunis, il ne put leur enlever laGuíenne , & ne termina rien de grandni de décisif. 11 légua par son testamentvingt mille livres pour deux cents hôtels-

M O N

dieu , & une autre somme considérable dchacune des deux mille léproseries de sonroyaume. La livre de ce temps-là revientà 5 o livres de nos jours. ( D. J.)

MONT-PILATE , (Ge'ogr.) nomméautrement, & mieux encore Frakmont ;montagne de Suisse , à-peu-près au centrede la Suiíïè , dans le canton de Lucerne,en allant du côté d’Underwald. Elle com-mence à l’occident du lac de Lucerne ; &sa chaîne d’environ quatorze lieues s’étenddu nord au sud, jusque dans le canton deBerne.

La Suisse montagneuse n’étolt guerepeuplée, lor-squ’une bande de déserteursRomains vint s’établir fur cette montagne.Ils lui donneront le nom du Mons fraclus,ce qui prouve qu’elie étoit alors , commeaujourd’hui très-efearpée. Elle fut ensuiteappeilée Mons pilœatus parce qu’elle estpresque toujours en quelque maniéré cou-verte d’un chapeau de nuées. Delà parcorruption , on sa nommée Mont-pilate.Elle est isolée, & doit être regardée àcertains égards , pour la plus haute dela Suisse. II est vrai que le mont Titlio ,celui de saint Gerhard , &quelques-uhs dupays des Grisons, ont la cime plus élevée,mais ce sont des chaînes de montagnesaííises les unes fur les autres. Celui-ci danstoute fa longueur, n’est accessible quedans la partie de ses deux pointes qui fontdistantes l’une de l’autre d’une lieue &demie.

Le docteur Lang de Lucerne , a forméun cabinet de curiosités naturelles en co-quillages pétrifiés, dents, arrêtes, & car-casses de poissons, qu’il a trouvés fur cettemontagne. Le gibier qu’on y voit consisteen bartavelles, coqs de bruyères, cha-mois, chevreuils & bouquetins.

On y donne des leçons pour marcherd’un rocher à l’autre. Les souliers d’usagesont une semelle de bois léger , qu’on at-tache avec des cuirs. On enfonce quatreclous dans le talon , & six sous la semelle.Ces clous qui sont des clous de fer decheval , faits à F épreuve , ne cassentjamais , & débordent la femelle d’un de-mi-pouce.

Les montagnards du Mont-pilate , quoi-que sous la domination d’un souverain,

s’exemptent