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Tome vingt-deuxième.
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s *exemptent quand ils le veulent d’en sui-vre les loix , bien assurés qu’on n’ita pasles sorcer dans leurs retranchemens. Com-me ils ne peuvent occuper le haut de lamontagne que quatre mois de Tannée , àcauíe des neiges, ils ont des chétives ha-bitations à mi-côte , où ils passent l’hi-ver avec leurs familles, & ne vivent quede laitage & de pain noir. On a d’abordquelque peine à concevoir qu’ils préfèrentcette demeure stérile à celle du plat paystextile , & qu’iis menent gaiement une viepauvre , dure & misérable en appare~.ee.Mais quel empire n’a pas fur le cœur deThomme l’amour de la liberté ! Elle peutrendre des déserts , des cavernes , desrochers plus agréables que les plaines lesplus riantes , puifqu’elle fait souvent pré-férer la mort à la vie. ( D- J. )

MONT-REAL , ( Géog. ) petite ville<TEspagne au royaume d’Arragon , versles frontières de la nouvelle Castille ,avec un château ; elle est fur le Xiloca.Long. 1 6. 21. lot. 40. ;o.

Mont-réal , l’Isle de , ( Geogr.)petite île de l’Amérique septentrionale ,dans le fleuve de saint Laurent, d’environïo lieues de long sor 4 de large. Elle ap-partient aux François. Mont-real ou Ville-Marie en est la capitale ; c’est une placefortifiée , dans une situation plus avanta-geuse que celle de Québec, sur le borddu fleuve saint-Laurent, & à 60 lieuesde Québec. Le séminaire de saint Sul-pice de Paris en est seigneur. Long. 305.35. lat./èptent. 45. 10. ( D. J.)

Montréal , ( Ge'og.) ville d’Alle-magne dans le cercle du bas-Rlùn, & dansl’archevêché de Trêves, fur la rivièred’Elz ; elle fait partie du grand bailliagede May en , & elle est munie de bonnesfortifications : c’est d’ailleurs une petiteville. (D. G .)

MONTRE ou REVUE, f. f. c’est dansìlArt milit. assembler les troupes, & lesfiire paroître en ordre de bataille, pourexaminer íi elles font compiettes & en bonétat , & pour en ordonner le paiement.Delà vient que foire !a montre , c’est fairele paiement des troupes.

Les termes de montre & revue étoientautrefois synonymes, mais il paroìt qu’ilsTome XXIL

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ne le font plus actuellement. Car on nedit point dans les nouvelles ordonnancesque les commissaires, les inspecteurs &les colonels feront la montre des troupes,mais la revue , voye\ REVEE. Ainsi leferme de montre exprime simplement lapaye des troupes ; & celui de revue , YrJ-Jemblee qui fe fait pour constater leurnombre & leur état.

Les montres _des compagnies d’ordon-nance, dit le pore Daniel , fe faisoientquatre fois Tannée. 11 y en avoir deux gé-nérales, où le trouvoit souvent un maré-chal de France : celles-ci se faisoient enarmes, c’est-à-dire que les gendarmes yparoiílòient équipés avec T armure com-piette de pié en cap, comme s’ils avoientété fur le point de combattre. Les deuxautres revues étoient des revues particu-lières de chaque compagnie qui fe fai-soient en présence du commissaire. Lacompagnie n’y étoit point en armes, maisfeulement avec la livrée d 11 capitaine , &cela s’appeiloit faire la montre en robe ;c’est le terme dont on fe sert dans diversanciens rôles. tJifi. Je la Milice françoije.

Montre , ( Comm. ) fe dit de" Tex-position que les marchands font de leursmarchandises Tune après T autre , à ceuxqui fe présentent pour les acheter.

Dans le commerce de grains, on ditqu’on a acheté du blé , de T avoine , deTorge , Gc. fur montre , pour faire enten-dre qu’on Ta acheté fur un échantillonou poignée qui a été apportée au marché.Diciionn. de Comm.

Montre fe dit encore des étoffes cu mar-ques que les marchands mettent au-devantde leurs boutiques ou aux portes de leursmagasins , pour faire connoître aux passonsles choses dont ils sont le plus de négoce.

Les marchands merciers & épiciers ontdes montres de leurs merceries & dro-gueries pendues à leurs auvens. Les Or-fèvres, Joailliers ont fur leurs boutiquesde certaines boîtes qu’ils nomment leursmontres , &qui sont remplies de biioux ,tabatières , étuis, bagues, Gc. Les Coute-liers en ont de semblables où font rangésdes ouvrages de leur prcscssi. n , avec leurmarque ou pinçon gravés en relief au-deíìùsde leurs boîtes de montre.

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