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Tome vingt-deuxième.
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pack ; au midi par la Hongrie & par I’Au-triche , au couchant par la Bohème. Sonnom vient de la riviere de Morava, qui latraverse. C’est un pays hérissé de monta-gnes , & coupé par un grand nombre derivières & de ruisièaux. II est fertile &très-peuplé. Olmutz en étoit autrefois lacapitale , & elle le mérite en effet, cepen-dant Brinn l’est actuellement de nom.(D. J.)

MORAWA, IA ( Géog.) riviere deTurquie en Europe. Elle a fa source dansla Bulgarie , aux confins de la Servie , fepartage en deux branches , dont la droitearrose la Bulgarie , & la gauche entre dansla Servie. Ces deux branches s’étant en-fiiite réunies , la riviere coule vers le nord,& se partage encore en deux branches, quivont se perdre dans le Danube. {D. J.)

MORBEGNO , ( Géog. ) gros bourgde la Valteline , chef-lieu de la premierecommunauté du cinquième gouvernementde la Valteline , & la résidence du gou-verneur & de la régence. Il est fur l’Adda,à $ lieues S. E. deChiavenne , 8 N. E. deLecco. Long. 2 6 . 8. lat. 46. 7. ( D. J.)

MORBIDEZZA , ( Peint. ) terme depeinture , que nous avons emprunté desItaliens, pour désigner la délicatestè , latendresse , les grâces , le moelleux des fi-gures d’un tableau. Personne n’a réussi dansìamorbide^ga , comme leCorrège. II fuf-firoit pour Pen convaincre , de voir dansle cabinet du roi , le beau tableau de Spo-talise , dont le cardinal Antoine Barberinfit présent au cardinal Mazarin, ainsi qu’unëVenus qui» dort ; & dans la galerie du pa-lais royal, la Magdelaine joignant lesmains, l’Amour qui travaille son arc ,une petite Sainte-Famille, &c. ( D. J. )

MORBIFIQUE, adj. ( Gram. &Med.)qui est la cause, le principe d’une maladie.Ôn dit Phumeur morbifique, la matièrem orbiflque.

MORBIUM , ( Geog. anc. ) ville de laGrande-Bretagne , qui est vraissemblable-ment aujourd’hui Moresby , bourgaded’Angleterre dans le Cumberland , fur lacôte orientale de cette province , environà 3 milles S. de Werkinton. ( D. J.)

MORCE, f. f. en bâtiment , s’entend desgavés qui commencent un revers, & font

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des efpeces de harpes pour faire liaison avecles autres pavés.

MORCEAU, f. m. ( Grarn. ) partie dé-tachée d’un tout. On dit un morceau depain , un morceau d’Horace , un morceaude prés , &c.

MORCEAU, terme usité par méta-phore dans C Architecture , où il fe prendordinairement en bonne part , pour signi-fier un bel ouvrage d’architecture. On ditun beau morceau en parlant d’une belleéglise , d’un beau portail, d’un beau pa-lâlS c

MORCELER , v. act. ( Gram. ) diviseren plusieurs parties, en plusieurs mor-ceaux. On dit on a morcelé ce bloc demarbre. On a morcelé cette succession.

MORDACHE, s. f. ( Art me'chan. )eípece de tenaille composée de deux mor-ceaux de bois élastiques , assemblés par unedë leurs extrémités, & faites à l’autre enmâchoires d’étaux. Lorsqu’on travaille desouvrages à moulures , & autres ornemensdélicats, qui souffriraient des dents & dela pression des mâchoires de l’étau , si onles y ferrait, on prend la mordache , on lamet dans l’étau , & l’on met l’ouvrage dans\zmordache , observant méme quelquefoisd’envelopper d’un linge , ou d’appliquerdes morceaux de feutre aux endroits où les.mâchoires de la mordache touchent à l’ou-vrage. Plus communément encore ces mâ-choires en font garnies. II y a des morda-chesáe toute grandeur.

MORDANT, f. m. ( Art me'chan. )composition dont on fe sert pour attacherl’or en feuilles ou l’argent battu fur unesurface quelconque.

La biere , le miel & la gomme arabi-que bouillis ensemble feront un mordantla gomme arabique avec le sucre en ferontun second. Le suc de l’ail , de l’oignon &de la jacinthe , ou la gomme arabique seuleattacheront la feuille d’or & d’argent.Vous mêlerez à ce dernier un peu de car-min , afin d’appercevoir les endroits quevous en aurez enduits. Vous appliquerez lafeuille d’or fur le mordant avec un petittampon de coton. Vous laissez prendre lafeuille. Puis avec le coton vous ôterez ent.frottant toute la surface les portions d’orqui n’auront pas été attachées.