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MORENA , ( Géogr . anc . ) contréed’Asie qui faisoit partie de la Myíìe.( D. J.)
MORES , ( Hìfi. ecclés. ) Les Moresdes états de Fez & de Maroc font pro-fession de mahométifme, prient sept foisle jour , & ont de fréquentes ablutions ; ilsont de deux ordres de prêtres, celui descadis qui ressemblent aslèz aux rabbinsdes Juifs, & celui des talbes : ceux-cifont pauvres comme par-tout le basclergé.
La sainteté , selon eux, n’est pas seu-lement l’appanage de Thumanité, maisaussi de F animalité. Parmi leurs saintsils en ont de vivans & de morts ; parmiles vivans le peuple a une vénérationíìnguliere pour les sorciers, devins & en-chanteurs , qui font comme par-toutdes fourbes qui le trompent ; leurs mai-sons font des lieux privilégiés , qui fer-vent d’azile aux coupables. Parmi lesmorts ils honorent particulièrement Ab-salon & Jefus-Christ ; le premier est lepatron des filles à marier , qui donnentsaumoné en son nem, pour obtenir parcette oeuvre pie un mari beau comme lefils de David. Us nient que Jefus-Christ,qu’ils nomment Sidi-Mekha , ce qui si-gnifie le Seigneur-Mefiìe , ait été crucifiépar les Juifs.
Us observent un ramadan qui dure unelune entiere.
Us ont trois fêtes principales, celle dela nouvelle lune qui revient chaque moislunaire ; celle du mouton, semblable à lapâque des Juifs ; & celle de la naissancede Mahomet, qui est le jour de la cir-concision de leurs enfans.
Les mariages ne fe font chez eux quepar procureurs , ils épousent leurs femmesfans les voir, & peuvent les répudier d’a-bord s’ils ne les trouvent pas telles qu’onle leur a promis : en ce cas ils ont droitde leur redemander tout ce qu’ils leur ontdonné, comme aussi s’ils peuvent prouverleur infidélité. Si le mari a eu des enfans defa femme , & qu’il ne la répudie que pardégoût, il est obligé de lui donner la moi-tié des meubles & de l’entretenir jufqPà cequ’elle appartienne à une autre à titre defemme. Mais les mariages auxquels le roi
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donne le sceau de son autorité royal, fontindoslblubles. Les femmes pleines de chairfont réputées les plus belles, de forte qu’onpeut dire qu’on les estime au poids. Rela-tion des états deFe\ & de Maroc , publiéen Anglois par Simon Ockley.
MORESQUES , en Architecture , voy.Arabesques.
Moresques^ Arabesques, ( Cise-leur. ) ce sont de certains rinceaux d’oùsortent des feuillages qui font faits decaprice & d’une manière qui n’a rien denaturel ; on s’en sert d’ordinaire dans lesouvrages de damafquinerie , & dans lesornemens de peinture & de broderie.
MORET , ( Pharmacie. ) voye\ la finde farticle Mûrier & JuiEP.
H MORET , ( Céog. Hifi. ) petite villedu Câtinois, avec un ancien château enplatte-forme , d’où l’on découvre au loinla plaine & les bois des quatre côtés.Henri IV s’est souvent promené sur laterrasse de ce donjon avec Sully, sonministre , à qui le château appartenois.Le roi Tacheta & le donna à Jaquelinede Beuil, son amie , qui en fit un agréableséjour : elle le porta dans la maison deVardes, ayant épousé René du Bec-Cref-pin , frere de l’illustre maréchal de Gué-brian , & du marquis de V ardes, d’oùil a passé en celle de ChaLot-Rohan , parla duchesse, fille unique du dernier mar-quis de Vardes: il appartient maintenantà M. de Caumartin , qui a pris delà unbeau château à Ecuelles.
On fit ce distique fur cette comtessede Moret , maîtresse de Henri IV , de-venue aveugle :
Dum longas noaes ab amore Moreta rogaret ,
Favit amorvotis , perpetuafque dédit.
n Moret de la nuit enchantée ,
» Importunait Vamour i’en augmenter le cours;
>, Saprierefut écoutée ,
-, Et la nuit aujjì-tát la couvrit pour toujours.
Elle eut du roi un fils, nommé le comtede Moret , qui fe fit tuer à la journée deCastelnaudari, aux côtés du duc de Mont-morenci, en 1632 : on Ta fait revivredepuis, & ena prétendu qu’il a été long-