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temps îiermite , fous le nom de FrèreJean , mort à 90 ans dans l’hermitage dede Gardelles, à deux lieues de Saumur.Sa vie a été écrite par Joseph Grand ,curé de Sainte-Croix d’Angers : le pereGriffet, dans la nouvelle édition du pereDaniel 1758 , est du sentiment de Grand.Jean de Lingendes , Moulinois, cousindu pere de Lingendes, jésuite , depuisévéque de Mâcon , fut précepteur ducomte de Moret en 1619 , il étoit parentdu poste Lingendes.
Le château & la seigneurie de Fontai-nebleau , entr’autres fiefs , releve ducomte de Moret. Cette ville nommée enlatin du moyen âge Moretum ou Mu~ritum , est située fur Loing;, à une lieuede l’endroit où cette petite riviere sejette dans la Seine.
Moret est ancien, puisque Wemilon,archevêque de Sens, y assembla au hui-tième siecle , un concile où il présida.Louis XIII y convoqua un parlement ,où il jugea un différend, entre Ludes II,duc de Bourgogne , & l’évêque deLangres. M. l’abbé Gouget, au tome XVde Ja Bible françoise , fait mention d’unsavant avocat de Moret, nommé DéniFeret. Le canal de Briare finit à Moret,où le Loing déja grossi par cinq ou fixruisseaux*, se rend dans la Seine, à laBosse , près saint Mamert. II y a un bonbattoir d’écorce qui travaille sans cesse,& qui en fait cinquante grands lacs parjour, ayant quatre gros marteaux à troisdents de fer qui pilent l’écorce. Long.21. 24. Lat. 48. 20. ( c)
MORFIL, I. m. ( Coutel. ) c’est unepetite lisiere très-mince , très-flexible ,& très-coupante, qui se forme tout lelong d’un instrument tranchant, & lors-qu’on l’émout sur la pierre à aiguiser, &lorsqu’on le passe fur la polissoire. Il fautenlever le morfil sur la pierre à repasser,ou sur la pierre à l’huile ; sans cette pré-caution le morfil se renversera , le tran-chant s’ébréchera , & l’instrument ne cou-pera plus. Cette lisiere mince qui se faitpar l’usure ou le frottement de la piececontre la meule ou la polissoire , ne peutêtre détachée du tranchant, parce qu’elleest trop flexible & trop mince. On peut
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sans íè blesser, appuyer son doigt sur letranchant d’un instrument , quand lemorfil en est enlevé ; mais on se blesiè-roit sûrement, si le tnorfil y étoit. Rienne rend mieux la nature du morfil , &n’exphque plus nettement fa formation,que de l’appeller ce qu’on nomme ba-vure dans d’autres arts.
MORFONDU, adj. (Maréchal.)cheval attaqué du mal appel lé morfon-dure. Voyei MORFONDURE.
MORFONDURE, f.s. (Maréchal.)maladie du cheval, qui consiste dans unécoulement de matière par les nasaux,différent de la morve. C’est proprementce qu’on appelle rhume dans l’homme.Elle fait plus ou moins tousser le cheval,& lui cause des battemens de flanc , ac-compagnés d’un grand dégoût.
MORGAGNI, trou de Morgagni .Morgagni est de tous les Italiens celuiqui s’est acquis le plus de réputation dansnotre siecle ; il a publié successivementsix traités fur l’anatomie. II a fait diffé-rentes découvertes, entre autres d’un troude la langue , lequel porte son nom. 11a donné aussi le nom de arigos morgagnià un muscle de la luette. Ses ouvragesfont J. B. Morgagni adverfaria anato-mica Jex. Patav. 4". Les mêmes aux-quels on a ajouté plusieurs planches &une dissertation intitulée , Nova infiitu-tionum medìcarum idea , medìcum per-feclifiìmum adumbrans. Lugduni Batavo-rum, 1741. in- 4 0 . ses lettres inséréesdans la nouvelle édition de Valsava. V.cet article.
MORGANATIQUE , mariage,matrimonium ad morganaticum, (Juri/p.)C’est ainsi qu’on nomme dans le Droitpublic germanique les mariages entrepersonnes d’une condition inégale , ou lesmésalliances. Suivant les usages de l’Em-pire , les enfans qui naissent de ces fortesde mariages, font déchus des états oudes biens féodaux de leur pere, & cesbiens passent au plus proche des agnats.Un grand nombre d’exemples prouve quecette loi gothique & vraiment barbare,a encore lieu , & elle a souvent privédes héritiers légitimes de la succession àlaquelle les appelloit la nature , dont la
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