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Tome vingt-deuxième.
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voix devroít être plus forte que celled’un préjugé absurde , ridicule & inhu-jnain. ( — )

MORGÁNTlUM , ( Ge'og. anc. ) villede Sicile dans la partie orientale de cetteîle, au midi de Catane, assez près del’embouchure du fleuve Simœthus.

C’est une ville très-ancienne , dont lenom se trouve écrit différemment par lesauteurs. Silius Italiens écrit MorgentìaStrabon , Morgantium ; Tite-Live, Mor-gantia ; Etienne le géographe met tantôtMorgentia , & tantôt Morgentium ;enfin Diodore de Sicile écrit Mopycivrivx .,Morgantìna. Il ne faut pas confondre cetteville avec la ville Murgantia en Italie,dans le Samnium.

MORGELINE , alsine , f f. {Hìst.nat. Botan. ) genre de plante à fleur enrose , composée de plusieurs pétales ; cespétales font découpés dans quelques efpeces,& entieres dans d’autres. Le calice est for-mé de cinq feuilles ; le pistil fort de cecalice , &: devient , quand la fleur estpassée, un fruit membraneux qui n’a qu’unefeule capsule , arrondi ou conique. Cefruit s’ouvre par la pointe, & contientdes semences attachées à un petit pla-centa. Tournefort, Inst. reiherb. Voye\Plante.

Ce genre d" plante est connu des Bo-tanistes fous ’.j nom d 'alfire. Vaillanten compte vingt-deux efpeces ; la prin-cipale que nous allons d’éctire , est nom-mée alsine média , alsine vulgaris , alsineminor, par la plupart des auteurs Bota-niques.

Ses racines font chevelues & fibrées ;elles poussent plusieurs petites tiges cou-chées & étendues par terre, tendres ,velues, rougeâtres , genouillées, & ra-meuses. Ses feuilles sortent des nœudsopposées deux à deux ; elles font arron-dies , pointues, longues de trois ou quatrelignes, larges de deux ou trois portéesfur des queues un peu velues o c vertes.Ses fleurs naissent à f extrémité deí bran-ches ; elles font en rose, composées deplusieurs pétales fendus en deux, blanches,rayées, renfermées dans un calice velu& à cinq feuilles. Le pistil, qui s’élevedu calice, fe change en un fruit mem-

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braneux, à une feule loge , conique, qus’ouvre par la pointe , & est rempli degraines trés-menues, roussâtres, attachéescomme en grappe à un placenta. Cetteplante croît par-tout dans les lieux maré-cageux, le long des haies & des chemins,dans les vignes , dans les jardins , & parmiles légumes.

La rnorgeline varie beaucoup selon leslieux ; & de-là vient que nous en avonstant de figures différentes. On en fait peud’usage ; mais c’est une nourriture déli-cieuse pour les sereins de Canarie , leschardonnerets , & les autres oiseaux dechant. La remarque en est ancienne ;Anguillara, Tragus, & plusieurs auteursnous l’ont transmise. (D. J.)

MORGELINE, (Mat. méd.) mourondes petits oiseaux. On a attribué à cetteplante, qui est , on ne peut pas moinsusuelle , la vertu résolutive , discuffive &rafraîchissante. On l’a donnée pour fortanalogue au pourpier, & comme son suc-cédanée. ( b )

MORGEN , ( Hist. mod. ) c’est unemesure usitée en Allemagne pour lesterres labourables, les prés & les vignes ;elle n’est point par-tout exactement lamême. Gernorgen dans le duché de Bruns-wick , est de izo verges dont chacunea 8 aunes ou environ 16 piés de roi.

^ MORGENGAB , ( Droit germ. ) c’est-à-dire, présent du matin. En ester onentend le présent que le mari fait d’or-dinaire le lendemain des noces à fa femmepour ses menus plaisirs, & ce présent peutconsister en argent ou en valeur. On rap-pelle encore en allemand Jpielggld , oilcomme nous dirions les épingles.

Ce présent se fait à la femme par lemari, quand même il auroit épousé uneveuve ; mais la íemme ne fait jamais unprésent au mari , quand même il seroítmarié pour la premiere fois.

Ce présent peut être promis par uneconvention expresse , ou bien s’exécuterpar une tradition réelle.. Mais après, flpar le contrat de mariage on n’est'pasconvenu de ce présent, le .mari ne serapas tenu de le faire après lés noces.

Ceux qui peuvent constituer ce mor-gengab , font i°. le mari qui peut le

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