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Tome vingt-deuxième.
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donner de son bien propre ; 2°. le porequi est obligé de donner des assurancesà l’égard de ce présent, de même qu’ilest tenu d’en donner, par rapport à ladot ; 30. & un étranger , par où nousentendons austi la mere & les frétés.

Lorsque le morgengab a été délivré àla femme , elle en acquiert la propriété ,

& elle en peut disposer à son gré. Si sonest convenu qu’on en payera les intérêts,ni elle ni les héritiers ne pourront en de-mander la propriété qu’après la dissolutiondu mariage.

La femme acquiert par rapport aumorgengab une hypothéqué tacite sur lesbiens de son mari, depuis le jour qu’onest convenu & qu’elle a été réglée. Maisla femme n’a pas de privilège personnelà ce sujet ; c’est pourquoi ausli elle nesera colloquée, s’il y a un coqcours decréanciers, dans la cinquième classe. Ce-pendant fi le morgengab existe en na-ture , elle fera rangée dans la premiereclasse. S’il n’existe plus, qu’il ait étéenregistré dans le livre des hypothéqués ,la femme fera colloquée dans la troisièmeclasse.

La femme pourra faire servir le mor-gengab de cautionnement pour son mari,ce qui ne la privera du senatus-consulteVelîéïen.

Le morgengab ne retourne jamais aumari ni à ses héritiers, quand même lemariage seroit déclaré nul ou qu’il seroitdissous par la faute de la femme : tellesfont les ordonnances du code-Fréderic ausujet du morgengab.

Grégoire de Tours appelle le morgen-gab , matutinnlt donum , lib. IX. c. xix.comme le remarque Gronovius qui ren-voie au glossaire de Lindenbrog fur lecodex legnm anîiquarum. Voye 3; Cujasad l. IV. de Fend. tit. XXXII. & ladijsertation de feu M. Hetius de Specia-libus rom. germ. republ. &c. Voye\ aujsila Dijsertation de M. Cocceius de legemorganatica , imprimée à Francfort-fur-l’Oder en 1693 , où il prétend que lexmorganatica est la même chose que la loisalique ; & que comme cette loi permet lemariage dont il s’agi t, on les a appelles

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pour cette raison matrimonìa ad morga-naticam ou ex lege morganatica. (D. J.)

MORGES , ( Ge’og.) ville de Suidedans le pays de Romand , au canton deBerne, capitale d’un bailliage, avec unchâteau ou réside le bailli. Elle a une vueadmirable , & est fur le lac de Geneve , àdeux lieues de Lausanne.

Les Bernois ont pratiqué à Morges unpont asiez spacieux , fermé de murs, avecun quai & des halles, & ce seul ouvragefait prospérer cette ville. Le bailliage deMorges comprend la côte ou du moinsla plus grande partie de cette contrée quipasse pour le meilleur vignoble des treizecantons de la Suisse. La côte est un quar-tier de pays, de trois lieues de long furle lac Léman, & qui s’éleve insensible-ment jusqu à une lieue de marche. Laperspective toute parsemée de villes, devillages & de châteaux en emphithéatre,en est si belle, que Tavernier & le doc-teur Burnet disoient n’avoir rien vu ail-leurs qui fût comparable à cet aspect.Long. 24. 15. lat. 4 6. 30. ( D. J.)

MORGETES , ( Géog. anc. ) peuplesde l’Italie dans l’iEnotrie ; ayant étéchassés de leurs pays par les aEnotriens,ils passerent en Sicile, au rapport de Stra-bon. ( D. J.)

MORGINNUM. ( Ge'ogr. anc. ) Ontrouve ce lieu dans la Table Theodo-fienne , fur la route de Vienne à Curaloou Grenoble , distance XIV , ce qui con-vient à Moiran , appelle dans les titresdu Dauphiné Moirencum. M. de Valoistransporte Morginnum à Morges, fur leDrac, entre Grenoble & Gap, ce quitourne le dos à la route de Grenoble àVienne, & ce qui fourniroit le doublede la distance. D’Anville , Not. Gai. p.

4 65. (C.)

MORGO TA , ( Hifi. nat. Botan. )arbuste de file de Maragnan , qui s’élevefort haut lorfqu’un arbre lui sert d’appui.II produit une fleur qui a la forme d’uneétoile : elle est d’un beau pourpre , & sesfeuilles font dentelées ; son fruit est de lagrosseur d’un oeuf, mais plus rond & rem-pli de graines. Sa peau est verte & mêléede blanc. On le fait cuire, ou bien oale confit dans du sucre-