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qu’une foible image. Pausanias parle d’unestatue de la Nuit, qui tenoit entre sesbras ses deux enfants , le Sommeil & lamort ; l’un qui y dort profondément, &l’autre qui fait semblant de dormir.
On peignoir la mort comme un sque-lette , avec une faux & des griffes : onl’habilloit d’une robe semée d’étoiles , decouleur noire avec des ailes noires.
Mors atrts cìrcunivolat alis', dit Horace.
Ori lui sacrifioit un coq , quoiqu’on laregardât comme lapins impitoyable desdivinités ; c’est ce qui fait dire à Mal-herbe ,
La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ,On a beau la prier ,
La cruelle qu’elle est Je bouche les oreilles ,
Et nous laifie crier.
Les Phéniciens lui bâtirent un templedans l’ile de Gadira , qui ne subsista paslong-temps ; mais il n’en fera pas de mê-me de celui du duc de Buckingham ,dont le génie de la poésie a fait les frais :Je voici.
Temple of Death.
Jn those cold cltmates , vvkere the fun appearsUnvvillingly, aud hides hisface in tears ;
A dreadful Vale lies in a dejert ijleOnvvhich indulgent Heav’ndid neverfmïld.There a thick grove os âge’d Cyprès’s-trees ,Which none vvithout an avvfttl horror sees ,
Into its vvithr’d arms depriv’d ofLeaves ,Poisons are ail the plants the soilvvill bears.JVhole Jlocks osill-presaging birds reicevts :
And vvinteris the onìy season there.
Millions of graves çover the fpaeious field ,
And springs osblood a thousand rivers yield ,Whofe Jìreams oppress’d vvith carcasses and bones ,Jnstead ofgentle murmurs , poursorth graans ;Within this Vale , afantou.t temple standsOH as the vvorld it self vvich it commande :Round is its figure , and four iron GatesJDivide Mankind. By orderof the fiâtes ,
There corne in crovvds , doom’ d to one commongra ve ;
The young , the old , the monarch , and the stave.Çld âge and pains which mankird most déplorés ,
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Are faithful keepers of thofe sacred doors'.
Ail cladin mournsul blacks , vvhih alfa loalThe sacred vvalls of this obscure abode ;
And tapers osa pitchy substance ma ie ,
With clouds offmoak , encreafe the difinal shade.A Monster vo id of reason , and osjight ,
The Goddess vvho fvvays this realrn of night ,Herpovver extends o’erall things thathave breath tA cruel tyrant , and her name is Death.
( D.J .)
Mort , f. m. ( Médecine . ) la mort uni-quement considérée fous le point de vuequi nous concerne , ne doit être regardéeque comme une cessation entiere desfonctions vitales, & par conséquent com-me l’état le plus grave , le plus contre~nature , dans lequel le corps puisse fatrouver, comme le dernier période desmaladies ; & enfin comme le plus haut de-gré de syncope. En l’envisageant sous cetaspect , nous allons tâcher d'en détailler lesphénomènes, les causes, les signes diagnos-tics,& prognostics, & d’expofer la méthodecurative qui est couronnée par le succès leplus constant,& qui est la plus appropriéedans les différents genres de mort. Laséparation de l’ame d’avec le corps, mys-tère peut-être plus incompréhensible queson union , est nn dogme théologique cer-tifié par la religion , & par conséquentincontestable ; mais nullement conformeaux lumières de la raison , ni appuyé furaucune observation de médecine. Ainsinous n’en ferons aucune mention dans cetarticle purement médicinal , où nousnous bornerons à décrire les changemensqui arrivent au corps , & qui seuls tom-bent sous les sens , peuvent être apperçuspar les médecins artistes sensuels, jenjualesartifices.
Symptômes. On ne connoît la mortque par opposition à la vie , de mêmeque le repos se manifeste par son contrastedirect avec le mouvement ; les principauxsymptômes se tirent de l’exercice de lacirculation & de la respiration ; ainsi désqu’un homme est mort , on cherche envain le pouls dans les différentes partiesoù les artères sont superficielles ; elles sontdans une immobilité parfaite. Le mouve-ment;