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Tome vingt-deuxième.
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assure qu’il a trouvé de semblables concré-tions dans le cœur ou le cerveau de tousceux qùi font morts d’apoplexie ou de *ca-tarre , Miscell. nat. curiof. 1670, observ.LXXIV. Wepfer dit avoir vu dans le ca-davre d’un homme mort subitement, apo-plectique , un polype d’une étendue im-mense, qui non-seulement occupait lescarotides & les vaisseaux un peu considé-rables d u cerveau , mais se distribuoit en-core dans tous les sinus & anfractuositésde ce viscère; on comprend facilementcomment de semblables dérangemens peu-vent suspendre tout-à-coup le mouvementprogressif du cœur & faire cesser la vie ;mais il arrive quelquefois que tous les vis-cères paroissent dans un état sain & natu-rel , on ne trouve aucun éclaircissementdans l’ouverture du cadavre fur la causede la mort ; c’est principalement dans lecas de mort subite excitée par des passonsd’ame vives , par des douleurs aiguës inat-tendues , il n’y a alors qu’une affection ner-veuse ; il y a lieu de présumer que le mêmespasme qui s’observe à i’extérieur , oc-cupe les extrémités du cœur , & les empê-che d’admcttre le sang on de réagir contrelui. Il est à propos d’observer ici que lamort subite peut auss arriver dans le coursd’une indisposition , d’une maladie , par-les mêmes causes qui la déterminent eniànté, indépendamment de celle de la ma-ladie ; un malade trompe quelquefois leprognostic le mieux fondé , il meurt avantìe terns ordinaire & fans que les signesmortels ayent précédé , ou par une paííìond’ame, ou par quelque dérangement in-terne qu’on ne fauroit prévoir : on voit des(exemples,de cette mort dans quelques fiè-vres malignes , ceux qui en font attaquésmeurent dès le troisième ou quatrièmejour au grand étonnement des aísistans &du médecin même qui ne s’attendoit à rienmoins ; le cadavre ouvert ne laisse apper-cevoir aucune cause de mort , pas le moin-dre vice dans aucun viscère : ces cas méri-tent d’étre sérieusement examinés ; n’y a-t-il pas lieu de soupçonner qu’on se preste.trop à'ouvnr & d’enterrer ceux qui sontmorts ainsi ?

IV. La mort qui doit être uniquementpppellée mort de maladie , est celle qui ar-

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rive dans les derniers rems, lorsque lessymptômes, lesaccidens, lafoiblessefontparvenus au plus haut période ; dans lesmaladies aiguës , la mort arrive d’ordi-naire dans le tems où la maladie ayant par-couru ses différens périodes, se termine-roit par quelque crise salutaire si elle. avoirtourné heureusement ; de façon qu’on peutla regarder comme une des terminaisonsdes crises de la maladie où la nature a eu ledessous. On pourroit juger & raisonnerd’une fievre aiguë , comme d’une inflam-mation ; car comme cette affection localese termine par la résolution , ou par la sup-puration , ou enfila par la gangrené , demême les maladies aiguës se guérissent en-tièrement ou dégénèrent en maladies chro-niques , ou enfin finissent par la mort detout le corps ; en approfondissant cettematière on trouveroit beaucoup de rapportdans la façon dont ces différentes terminai-sons s’opérent dans l’un & l’autre cas. V.Infla.mma.tion & Maladie aiguë.Toutes les maladies aiguës se reílembientassez par leurs causes , leur marche , leurseffets , & leur terminaison ; elles ne meparoistent différer qu’accidentellement parun siégé particulier , parla lésion spéciale ,primitive , chronique de quelque viscère ,par l’altération plus ou moins forte du sang ,causes qui en rendent le danger plus oumoins pressant. L’effet le plus heureux, leplus complet de l’augmentation qu’on ob-serve alors dans le mouvement du sang ,du cœur & des artères , est de rappellesou de suppléer l’excrétion dont la suppres-sion avoir donné naissance à la maladie , decorriger & de refondre , pour ainsi dire ,ks humeurs, &renfin de rétablir l’exercicedes organes affectés. Lorsque la gravité dumal, le dérangement considérable des vis-cères , la foiblesse des forces empêchent laréussite de ces efforts , l’altération du sangaugmente , il ne se fait aucune ccction ,ou elle n’est qu’imparfaite , suivie d’aucuneexcrétion ; le sang n’obéit que difficiiemençaux coups redoublés du cœur & des vais-seaux , & leurs pulsations deviennent plusfréquentes, à mesure que la lenteur dumouvement du sang augmente , les obsta-cles opposés à la circulation sc multiplient,les forces continuellement dissipées & ja-mais