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Tome vingt-deuxième.
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d’un événement futur pourra paroître ,lorsque la mort est arrivée, singulière &même ridicule à ceux qui pensent que lamort détruit entièrement toute espérance ;confirme les dangers, & réalise les crain-tes ; mais qu'o n fasse attention qu’il estun premier degré de mort , pendant le-quel les réfurrectionsTont démontrées pos-sibles , & par un raisonnement fort sim-ple , & par des observations bien cons-tatées. Il s’agit de déterminer les cas oùl’on peut , avec quelque fondement, ef-perer que la mort imparfaitepourra.se dis-siper, &: ceux au contraire où la mortabsolue paroît inévitable. Je dis plus, ilest des circonstances où l’on peut assurerque la mort est avantageuse, qu’elle pro-duit un bien réel dans la machine , pourvuqu’on puisse après cela la dissiper ; & pourôter à cette assertion tout air de para-doxe , il me suffira de faire observer quesouvent les maladies dépendent d’un étathabituel de spasme dans quelque partie,qu’un engorgement inflammatoire est as-sez ordinairement entretenu & augmentépar la constriction & le resserrement desvaisseaux ; la mort détruisant efficace-ment tout spasme , lui faisant succéder larelâchement le plus complet, doit êtrecensée avantageuse dans tous les cas d’af-fection spasmodique ; (bailleurs la révolu-tion singulière , le changement prodigieuxqui se fait alors dans la machine peut êtreutile à quelques personnes habituellementmalades ; ce que j’avance est confirmépar plusieurs observations, qui prouventque des personnes attaquées de maladiestrès-sérieuses dès qu’elles ont resté quel-que-temps mortes , ont été bientôt remi-ses après leur résurrection, ont joui pen-dant plusieurs années d’une santé floris-sante. Voye\ le traité de ïincertitude dessignes de la mort , §. 4 . $. & 6. On a vuaussi quelquefois dans des hémorrhagiesconsidérables la cessation de tout mou-vement devenir salutaire. Les jugementsqu’on est obligé de porter fur les fuitesd’une mort imparfaite font toujours très-fâcheux & extrêmement équivoques ; onne peut donner que des espérances fortiégeres , qu’on voit même rarement sevérifier. Les morts où ces espérances font

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les mieux fondées , font celles qui arri-vent fans lésion , fans destruction d’aucunviscère, qui dépendent de quelqu’affec-tion nerveuse , spasmodique , qui sontexcitées par des passions d’ame , par lavapeur des mines , du charbon, du vinfermentant, des moussetes , par l’immer-sion dans l’eau ; lorsqu’il n’y a dans lespendus que la respiration d’interceptée ,ou même une accumulation de sang dansle cerveau fans luxation des vertèbres,on peut fe flatter de les rappeller à lavie ; il en est de même de la mort quivient dans le cours d’une maladie fansavoir été prévenue & annoncée par lessignes mortels ; les morts volontaires ouextatiques n’ont, pour l’ordinaire , aucu-ne fuite fâcheuse ; elles fe dissipent d’elles-mêmes. S’il en faut croire les historiens ,il y a des personnes qui en font métier ,fans en éprouver aucun inconvénient ; ilest cependant à craindre que le mou-vement du sang, souvent suspendu , nedonne naissance à des concrétions pom-peuses dans le cœur & le gros vaisseau.La mort naturelle qui termine les vieil-lesses décrépites ne peut pas fe dissiper, leretour de la vie est impossible , de mêmeque dans les morts violentes où les nerfscardiaques sont coupés, le cerveau con-sidérablement blestè , la partie médullaireparticulièrement affectée ; la destructiondu cœur , des poumons, de la traçhée-artere , des gros vaisseaux , des viscèresprincipaux , Òc. entraîne aussi nécessaire-ment la mort absolue , il est rare qu’ellene succédé pas promptement à la mortimparfaite , lorfqu’elle est amenée parquelque maladie , & qu’elle est précédéedes signes mortels. U y a cependant quel-ques observations qui font voir que lamort , arrivée dans ces circonstances, aété dissipée. Enfin il n’y a plus d’efpoirlorsque la putréfaction est décidée ; nousn’avons aucune observation dans les fastesde la Médecine de résurrection opéréeaprès l’apparition des signes de pourri-ture.

Carat ion. C’est un axiome générale-ment adopté que

Canxra vim mords r.ullum est medicamen in honis.