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pose de rappeller un mort à la vie , aprèss’ëtre affiiré que la mort est imparfaite ,doit au plutôt avoir recours aux remedesles plus actifs ; ils ne sauroient pécher partrop de violence , & choisir sur-tout ceuxqui agissent avec force fur les nerfs, quiles secouent puissamment, les cinétiques& les cordiaux énergiques feroient d’ungrand secours , si on pouvoir les faireavaler , mais souvent on n’a pas cetteressource , on est borné à Tissage des se-cours extérieurs & moyens. Alors , il fautsecouer , piquer , agacer les différentesparties du corps , les irriter par les sti-mulans appropriés; i Q . les narines par lessternutatoires violents, le poivre , la mou-tarde , Teuphorbe , T esprit de sel ammo-niac , &c. z°. les intestins par des lave-ments acres faits avec la fumée ou la décoc-tion de tabac, de séné, de coloquinte, avecune forte dissolution de sel marin ; 3 °. le go-sier , non pas avec des gargarismes commeqnelqaes auteurs T ont conseillé , fans faireattention qu’ils exigent faction des mus-cles du palais , de la langue & des joues ,mais avec les barbes d’une plume, ouavec T instrument fait exprès qui, à causede son effet, est appellé la ratijsoire ou lebalai de T estomac ; & souvent ces cha-touillemens font une impression plus sensi-ble que les douleurs les plus vives ; 4 0 . en-fin tout le corps par des frictions avec deslinges chauds imbibés d’essences spiritueu-ses , aromatiques , avec des brosses decrin , ou avec la main simplement, pardes ventouses, des vésicatoires, des inci-sions , & enfin par T application du feu ;toutes ces irritations extérieures doiventêtre faites dans les parties les plus sensi-bles , & dont la lésion est la moins dange-reuse , les incisions, par exemple , fur desparties tendineuses , à la plante des piés,les frictions, les vésicatoires & les ventou-ses font plus d’effet fur Tépine du dos & lemamelon. Une sage-femme a rappelle' plu-sieurs eufans nouveaux nés à la vie , en !frottant pendant quelque-tems, avec lamain sèche, le mamelongauche ; personnen’ignore à quel point cette partie est sen-sible ; & lorsque la friction ne í'ufftfoh ,pas, elle suçoir fortement à plusieurs re-prises ce mamelon, ce qui faisoit T effet
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d’une ventouse. On ne doit pas se re-buter du peu de succès qui fuit T ad-ministration de ces secours, on doit lescontinuer , les varier , les diversifier :le succès peut amplement dédommagerdes peines qu’on aura prises ; quelquefoison s’est bien trouvé de plier les mortsdans des peaux de moutons récemmentégorgés, dans des linges bien chauds,trempés d’eau-de-vie, leur ayant faitavaler auparavant, par force , quelqueélixir spiritueux , puissant, fudorifique.On ne doit pas négliger Tapplication desépithemes, des épicarpes composés avecdes cordiaux les plus vifs, parce qu’onn’a aucun mauvais effet à en redouter ,& quelque observation en constate Tef-ficacité ; Borel assure s’être servi avecsuccès de rôties de pain pénétrées d’eau-de-vie chaude, qu’on appliquoit fur larégion du cœur, & qu’on changeoit sou-vent. II est encore un secours imaginépar la tendrestè, consacré par beaucoupd’expériences & d’observations , & parTissage heureux qu’en faisoient les pro-phètes , au rapport des historiens. Ils íecouchoíent fur la personne qu’ils vouloientressusciter , souffloient dans la bouche,& rappelaient ainsi Texercice des fonc-tions vitales ; c’est par cet ingénieux stra-tagème qu’un valet rendit la vie à unmaître qu’il chérissoit : lorfqu’il vit qu’onalloit Tenterrer, il fe jette avec ardeurfur son corps, l’embrasse, le secoue ,appuie sa bouche contre la sienne, Tylaisse collée pendant quelque temps, ilrenouvelle par ce moyen le jeu des pou-mons , qui ranime la circulation , & bien-tôt i! s’apperçoit que la vie revient. Ona substitué à ce secours, qui pourroítêtre funeste à I’ami généreux qui ledonne, Tissage du soufflet, qui peut,par le même méchanisme , opérer dansles poumons les mouvemens alternatifsd’inípiration & d’expiration. Ce secourspeut être principalement utile aux noyés ,& à ceux qui meurent par le défaut derespiration dans les mouffetes, dans lescaves, dans les tombeaux , H», quelque-fois il n’est pas possible d’introduire l’airdans les poumons, Tépiglotte abaisse fer-mant exactement Torifice du larinx ; fi