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alors on ne peut pas la soulever , il fauteu venir promptement à l'opération dela trachéotomie , & se servir du trou faità la trachée-artere pour y palier l’extré-mité du soufflet ; outre ces secours géné-raux , qu’on peut employer assez indiffé-remment dans toutes sortes de morts , ily en a de particuliers qui ne conviennentque dans certains cas. Ainsi, pour rap-peller à la vie ceux qui font morts defroid, il ne faut pas les présenter au feubien fort tout de suite ; il ne faut lesréchauffer que par nuances , les couvrird’abord de neige , ensuite du fumier,dont on peut augmenter graduelle-ment la chaleur. Lorfqu’il arrive à quel-que voyageur dans le Canada de mourirainsi de froid , on l’enterre dans la neige ,où on le laisse jusqu’au lendemain , &il est pour l’ordinaire en état de seremettre en chemin. Le secours le plusavantageux aux pendus íont les frictions,les bains chauds & la saignée ; ils ne man-quent guere de réussir quand ils sont ap-pliqués à temps, & qu’il n’y a point deluxation ; lorsque la mort n’est qu’uneaffection nerveuse , c’est-à-dire , dépen-dante d’un spasme universel ou particu-lier au cœur, on la dissipe par la simpleaspersion de í’eau froide , par l’odeur fé-tide de quelque résineux , & par les ster-nutatoires. Je remarquerai seulement àl’égard de ces morts , qu’il n’est pas né-cessaire de beaucoup se presser de lessecourir ; la mort imparfaite est assezlongue , & l’irritabilité se soutient assezlong-temps ; je crois même qu’il seroitplus prudent d’attendre que la constrictionspasmodique eût été détruite par la mortmême ; les remedes appliqués pour lorsopéreroient plutôt & plus efficacement ;en effet, on observe que souvent la mortrécente résiste aux secours les plus propresprécipitamment administrés , tandis quedeux , trois jours après, elle se dissipepresque d’elle-même. D’ailleurs, par uneguérison trop prompte, on prévient lesbons effets qui pourroient résulter d’unesuspension totale de mouvement dans lamachine. La précipitation est encore plusfuneste dans les morts qui sent la suited’une blessure considérable, & l’effet d’une
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grande hémorragie ; il est certain quedans ce cas toute l’espérance du salut estdans la mort ; l’hémorragie continue tantqu’il y a du mouvement dans les hu-meurs ; leur repos permet au contraireaux vaisseaux de se consolider, & ausang de se cailler ; c’est aussi une mé-thode très-pernicieuse que d’essayer detirer par des cordiaux actifs les maladesde la syncope, ou de la mort salutaireoù ils sont ensevelis ; ces remedes ne fontqu’un effet passager , qui est bientôt suivid’une mort absolue ; ainsi , lorsque lablessure n’est pas extérieure, & qu’on nepeut pas y appliquer des styptiques, iffaut laisser long-temps les morts à eux-mêmes, & après cela ne les ranimerqu’insensiblement, & les soutenir, autantqu’on pourra , dans cet état de foiblesse.Nous avertissons en finissant, qu’on doitvarier les différens secours que nous avonsproposés suivant les causes qui ont excitéla mort , l’état du corps qui l’a précédé,& les symptômes qu’on observe. ( m )Mort civile, ( Jurijp.) est l’étatde celui qui est privé de tous les effetscivils , c’est-à-dire de tous les droits decitoyen, comme de faire des contrats quiproduisent des effets civils, d’eíter enjugement, de succéder, de disposer partestament : la jouissance de ces différensdroits compose ce que l’on appelle la vitcivile ; de maniéré que celui qui en estprivé est réputé mort selon les loix , quantà la vie civile ; & cet état opposé à lavie civile, est ce que l’on appelle mortcivile.
Chez les Romains la mort civile pro-venait de trois causes différentes ; ou dela servitude ou de la condamnation à.quelque peine qui faisoit perdre les droitsde cité , ou de la fuite en pays étranger.
Elle étoit conséquemment encourue partous ceux qui souffroient l’un des deuxchangemens d’état appellés en Droitmaxima & minor , Jeu média capitis di-minutio.
Le mot caputétoìtpns en cette occasionpour la personne , ou plutôt pour son étatcivil pour les droits de cité ; & diminutiosignifioit le changement, l’altération quisurvenait dans son état.
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