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toit quelquefois anllì les droits de cité,& même les honneurs & dignités.
II cn est de même parmi nous ; leslettres d’abolition , de commutation depeine , de pardon , de rappel de ban oudes galères, les lettres de réhabilitation ,celles de rémission > rendent la vie civile ,lorsqu’elles font valablement enthérinées.
Les lettres de révision opèrent le mêmeeffet , lorsque le premier jugement estdéclaré nul, & que l’accusé est renvoyéde l’accusation.
Les lettres pour ester à droit, aprèsles cinq ans de la contumace, ne don-nent que la faculté d’ester en jugement.
La représentation du condamné par con-tumace , dans les cinq ans, lui rend dedroit la vie civile.
Quoique la peine du crime fe prescrivepar vingt ans, lorfqu’il n’y a point eu decondamnation , & par trente ans loriqu’ily a eu condamnation , la prescription nerend pas la vie civile.
Sur la mort civile , voyez les lois civiles,liv. prélimin. Le Brun , des JucceJJions ,liv.I. chap. j. Jecl. 2. Ferrieres far Vart.2x9 de la coutume de Paris. Augeard,tom. II. chap. Ixvij. Franc. Marc , tom.I. quejl. 911. le traite' de M. Ficher de lamort civile. M. Duparc Poulain ,fur !art.610 de la coutume de Bretagne Hevin furFrain , page 887, Voye[ aussi les motsBannissement , Contumace , Ga-lères, Lettres de Grâce etRap-pel ,Réhabilitation. ( A )
Mort , se dit figurément en plusieursmaniérés dans le Commerce. On appelleun argent mort , un fonds mort, l’argent& le fonds qui ne portent aucun intérêt.Voyei Intérêt. On dit que le com-merce est mort, quand il est tombé &qu’il ne s’en fait presque plus. Dichonn.fie Comm.
Mort , au jeu de Tontine , font lesjoueurs qui ont perdu toute leur reprise ,& n’ont d’autre espérance que dans les asque leurs voisins peuvent avoir, & dansles jettons qu’ils leur procurent. Les joueursqui font morts n’ont point de cartes devanteux , & ne mêlent point à leur tour commeles autres.
MORTADELLE , f. f. ( Cuisine. )
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saucisson de haut goût, fort épicé, fortpoivré , qu’on apporte de Bologne.
MORTAGNE , ( Ge'og. ) cn latin Mo-ritania Pertici ; ville de France dans lePerche , dont elle est regardée comme lacapitale , quoique Bélefme & Nogent-le-Rotroule lui disputent. Elle est à 7 lieuesS. E. de Seez, 9 lieues N. E. d’Alençon,34 S. O- de Paris. Long. selon Caílini 18.3.41. lat. 48. 31. 17. ( D. J. )
Mortagne , ( Ge'og. en latin mo-derne Moritania ; petite ville de la Flan-dre Wallone, au Toúrnésis, au confluentde la Scarpe avec l’Escaut, à 3 lieues audessus de Tournai. Long. xi. 10. lat. So.30 .(D. J.)
MORTAILLABLES, f. m. pi. ( Gram.Ù Jurisprud. font des efpeces de serfs,adfcripti glebœ , auxquels le seigneur adonné des terres à condition de les culti-ver. Ils ne peuvent les quitter fans la per-mission du seigneur , lesquels ont droit defuite fur eux.
Les héritages mortaillables font lesbienstenus à cette condition : les tenanciers nepeuvent les donner, vendre ni hypothé-quer , qu’á des personnes de la même con-dition, & qui soient aussi sujets du mêmeseigneur.
Il est parlé des mortaillables dans lescoutumes d’Auvergne , Bourgogne, Châti-ment, la Marche ; Nevers , Troye &Vitry. Voyei les commentateurs de cescoutumes & les mémoires (T Auzanet, p .8. & Main-morte. ( A )
MORT AILLE , f. f. ( Jurisprud. ) estl’état des personnes ou héritages mortailla-bles , ou le droit que le seigneur a fur eux ,& singulièrement le droit qu’il a de succé-der à ceux de ses serfs, qui décèdent fanslaisser aucuns parons communiers. Voye\Main-morte & Mortaillable. ( A )
MORT AIN, ( Géog.) petite ville deFrance dans la Normandie ; aux confinsdu Maine, avec titre de comté. Elle estancienne, & se nomme en latin Morito-lium. Elle ne consiste que dans une seulerue , mais de difficile accès , étant touteenvironnée de rochers assez escarpés, dansun terroir stérile & inégal. Elle est à huitlieues d’Avranches ; & à cinq de VireLong. 1 6.46. lat. 48. J1. ( D. J. )
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