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Tome vingt-deuxième.
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MORTALITÉ , s. f. se dit des mala-dies contagieuses qui règnent sur les bes-tiaux. Ces maladies ont différentes causes,mais elles proviennent principalement dela trop grande chaleur du tems , ou plu-tôt d’une putréfaction générale de l’air, quiproduit une inflammation dans le sang &un gonflement dans la gorge , lequel de-vient bientôt mortel, & se communiqued’une bête à une autre.

Les symptômes de cette maladie fontgénéralement que la bête qui en est atta-quée a la tête pesante & enflée , qu’ellerâle , qu’elle a la respiration courte & despalpitations de coeur , qu’elle est chance-lante , ses yeux se remplissent de chasse ,que son haleine devient chaude & sa lan-gue luisante.

La mortalité' la plus remarquable dontnous ayons connoiífance est celle dont il estfait mention dans les Transactions philo-sophiques , & qui se répandit dans la Suisse,dans l’Allemagne la Pologne , &c.

Cette contagion commença par une es-pece de brouillard bleu qui tomba surl’herbe que les bestiaux broutoient , demaniéré que tous les troupeaux retour-nèrent à leur bercail malades, languisiâns,& qu’ils refusoient la nourriture , il enmourut beaucoup en vingt-quatre heures.On trouva, par la dissection , la rate grosiè& corrompue , la langue sphacelée & ron-gée , &c. Ceux qui en a voient soin , & quin’eurent pas beaucoup d’attention à leurpropre santé ,. furent infectés du même mal& moururent comme les bêtes.

Quelques auteurs ont pensé que cettemortalité provenoit des vapeurs malignesqui, selon eux , s’étoient élevées de l’inté-rieur de la terre dans trois différens trem-blemens qui se firent sentir au voisinage deFendroit où elles commenceront ; mais ledocteur Sclar aime mieux l’attribuer à deseíïàims d’insectes volatiles. Le même re-in ede qui guérissait les bêtes malades, ser-voit aussi de préservatif pour celles qui seportoient encore bien ; il étoit composéde parties égales de fuie de cheminée, depoudre à canon & de sel, avec autant d’eauqu’il en falloit pour laver le tout, savoirune cuillerée par dose.

MORT ARA , ( Geogr. ) ville d’Italie,

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au duché de Milan, dans la LaumelíneiElle appartient au duc de Savoie , & estfur le bord de la riviere Albonea , à 7lieues N. O. de Pavie ,9. S. O. de Mi-lan, 6 -N. E. de Casai. Long. 2 6. 19. lat.45 - «■•( D. J. )

MORT-BOIS , ( Charpente. ) est celuiqui vit, mais qui ne porte point de fruit ,comme le saule , mort-saule , épine, puine,sureau , aulne , genêt , genievre , &autres.

MORTE-CHARGE , terme de com-merce de mer. .Un vaisseau à morte-chargeest un vaisseau qui n’a pas fa charge en-tiere. Le droit de fret ou de cinquantefols par. tonneau que payent les naviresétrangers qui entrent dans les ports du.royaume, se paye à morte-charge , c’est-à-dire , tant pleins que vuides pour toute lacontinence de chaque vaisseau. Diclionn,de Cornm.

MORTEM AR, ( Géogr. ) bourg deFrance au Poitou ; avec titre de duché ,érigé par lettres-patentes de Louis XIV.en ióço ,registréesle 15 Décembre 1663,en conséquence des lettres de surannationdu n du même mois, & présentementéteint. Long. 16. 30. lat.epp. 1. (D. J.)

MORTEMER, ( Geogr. Eccles.Hisi. )abbaye de Bernardins, filiation d’Òrcham,fondée en 1136 par Henri I, roi d’Angle-terre : on y voit le tombeau de Robert-Poulain, archevêque de Rouen , & celui.. des barons du Bec-Crespin.

Cette abbaye est située en Normandie ,.diocèse de Rouen dans un vallon près deLyons, entre les rivières d’Epte & d’An-delle , à quatre lieues d’Andely.

Eudes, fils du roi Henri , fut défaitprès de Mortemer dans une sanglante ba-taille , par Robert , comte d’Eu , & Ro-ger de Mortemer , généraux du duc Guil-laume , qui étoit alors à Evreux.

Le roi de France qui étoit à Mantes s’en-fuit ; & touché du fort de ses soldats, iljura que la paix qu’il alloit faire í’eroit aussilongue que sûre.

Les dépens des prisonniers furent taxésà dix besans par jour pour les comtes , fixpour les barons, quatre pour les chevaliers,.' & un pour l’écuyer. tíift. de Guillaume lt