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conquérant, par s abbé Prévôt, tome I ,o. 1743 .(C.)
MOKTE-SAISON, se dit dans le Com-merce , du tems où le débit va mal, & oùl’on vend très-peu de marchandises.MORTE-PAYE, V. Paye.
MORT-G AGE , f. m. ( Jurisprud.) esttin contrat de gage par lequel le débiteurengage quelque chose à son créancier , jus-qu’à ce qu’il lui ait payé, ce qui lui est dû ,sans que les fruits & intérêts s’imputent furle principal de la dette.
Le mort-gage ou gage-mort est opposéau vif-gage , dont les fruits font imputésfur le principal qui diminue à proportion.
Dans quelques coutumes , les peresavantagent quelques-uns de leurs enfanspar des morts-gages , en leur donnant lapuissance d’une terre , jusqu’à ce qu’un au-tre enfant la racheté pour un certain prix.
Le terme de mort-gage signifie aussiquelquefois un bien engagé qui ne se peutracheter ; c’est en ce sens que la coutumede Tournai, tit. des fiefs , art. 33 & 35.parle des fiefs donnés à morts-gages.
Quelquefois au contraire gage-mort seprend pour la jouissance dé un bien , donnéfous la condition de le rendre au bon plaisirde celui qui l’a ainsi engagé, c’est alorsune possession fiduciaire ; ainsi tenir unehoirie à mort-gage , c’est savoir jure fi-duciario.
Enfin, mort-gage ou gage-mort se ditquelquefois pour te gage que l’on donnepour la délivrance du bétail pris en débitfur le mort-gage. Voyez Vancienne cou-tume de Normandie , chap. xx. Loyseau ,du déguerpis, liv. /. chap. vij. n. 13. lescoutumes d’Artois & de Lille & le glojs.de Lauriere, au mot mort-gage. Voyezaussi Gage & Mariage, à mort gage.
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Mortier s. m. en Architecture , com-position de chaux, de sable, &c. mêlésavec de seau qui sert à lier les pierres ,&c. dans lesbâtimens. Voy. Bâtiment,Ciment.
Les anciens avoient une eípece de mor-tiers dur &si liant, que , malgré le temsqu’il y a que les bâtimens qui nous restentd’eux durent, il est impossible de séparerles pierres du mortier de certains d’entre
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eux ; il y a cependant des personnes quiattribuent cette force excessive au temsqui s’est écoulé depuis qu’ils font construits& à l’influence de quelques propriétés del’air qui durcit en effet certains corps d’unemaniéré surprenante. V. Aï R.
On dit que les anciens se servoient ,pour faire leur chaux , des pierres les plusdures , & même de fragmens de marbre..V. Chaux.
Delorme observe que le meilleur mor-tier est celui qui est fait de pozzolane aulieu de sable , ajoutant qu’il pénétré mêmeles pierres à feu , & que de noires il lesrend blanches. V. Pozzolane.
M. Worledge nous dit que le fable finfait du mortier foible , & que le fable plusrond fait de meilleur mortier : il ordonnedonc de laverie sableavantque de le mêler,il ajoute que seau salée affaiblit beaucouple mortier. V. Sable.
Wolf remarque que le sable doit être sec& pointu de façon qu’il pique les mainslorsque son s’en frotte , & qu’il ne fautpas cependant qu’il soit terreux , de façonà rendre seau sale lorfqu’on l’y lave.
Nous apprenons de Vitruve que le fablefossile seche plus vite que celui des riviè-res , d’où il conclut que le premier est plus.propre pour les dedans des bâtimens, & ledernier pour les dehors : il ajoute que lefable fossile exposé long-tems à l’air devientterreux. Palladio avertit que le fable leplus mauvais est le blanc , & qu’il en fautattribuer la raison à son manque d’aípérité.
La proportion de la chaux & du sablevarie beaucoup dans notre mortier ordi-naire. Vitruve prescrit trois parties de fa-ble fossile & deux de rivières contre une dechaux ; mais il paroît qu’il met trop de sa-ble. A Londres & aux environs, la pro-portion du fable â la chaux vive est de 36 d2Ç ; dans d’autres endroits on met partieségales des deux.
Maniérés de mêler le mortier. Les an-ciens maçons, selon Felibien , étoient siattentifs a cet article , qu’ils employoientconstamment pendant un long espace detems dix hommes à chaque bassin , ce quirendoit le mortier d’une dureté si prodi-gieuse , que Vitruve nous dit que les mor-ceaux de plâtre qui tomboient des anciens-