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guéri du trépan un cheval, il devint mor-veux , parce que i’ínflammation se conti-nua jusqu’à la membrane pituitaire. L’in-flarnmation d’une partie ne met pas lacorruption dans toutes les humeurs.
iy. Fuit. Un cheval sain devient mor-veux presque sur le champ , fi on lui faitdans le nez des injections acres & corro-sives. Ces injections ne vicient pas la malledes humeurs.
F. Fuit. On guérit la morve par desremedes topiques. M. Desbois , médecinde la faculté de Paris , a guéri un chevalmorveux par le moyen des injections.On ne dira pas que les injections faitesdans le nez , ont guéri la masse du sang ;il’où M. de la Folié le lìis conclut que lesiège qu’il lui a digne dans la membranepituitaire , eíl son unique & vrai siège.Foyei ìà-dejjus J a Disert. fur la morve ,imprimée en 1761.
Morve , s. s. ( Jardinage, maladie quisurvient aux chicorées & aux laitues ;c’est une espece de pourriture dont lenom a été fait de Ion alpect. On dit aussimorver.
MORVEAUX , ( Gêogr. ) Mervellum ,Merveilles , ainsi appel lé dans une enarrrede Perard , page ; 1 , ;8 , à Pan 891 ; &Morvellwn infine tìovingorum , au ter-ritoire de Rouvre , dans un titre de 1017,rapporté dans l’histoire de P église de saintEtienne de Dijon , page 78.
Ce lies, près de Dijon , appartient àH 4 . Guyton de Mo r veaux , avocat-géné-ral du parlement de Bourgogne ; ce ma-illrat éclairé fait autant d’honneur auarreau qu’aux lettres , par ses discourséloquents & par ses ouvrages. Son élogedu président Jeannin , l’ami & le ministrede Fleuri IV & de Louis XIII, a étéimprimé en 1768 & très-goûté. Son nomest connu chez les physiciens par des ou-vrages fur laphyfique. Tout le temps qu’ilpeut dérober à ses nobles & pénibles fonc-tions , il le consacre aux sciences. Nousdevons à ce savant plusieurs excellentsarticles de chymje qui enrichissent ce dic-tionnaire.
MORVEDRO . ou MORVIÉPRO( Qéogr. ) ancienne ville d’Espagne auxoy^ume de Valence. Çe sont les restes
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de la fameuse & infortunée Sagonte,bâtie par les Zacynthiens , qui lui avoientdonné le nom de leur patrie. On P appelleaujourd’hui Morvedro , en latin , Mû-ri veteres , à cause des vieilles muraillesqui s’y trouvent, & qui nous rappellentencore par ces tristes vestiges une partiede la grandeur de Pancienne Sagonte. Ony voit en entrant fur la porte de la villeune inscription à demi-effacée , en l’hon-neur de Claude II. successeur de Galien.
Sénatus populusqueSaguntinorumClaudio
Invicto pio. felici imp.
CiES. PONT. MAX.
Trib. POT. P- P.
Procos.
A une autre porte on voit une têted’Annibal faite de pierre. Près de la ca-thédrale se voient les restes d’un vieilamphitéâtre de 357 pieds d’étendue , avec26 bancs Pu n sar l’autre taillés dans leroc ; & ces bancs & les voûtes étoientd’une structure si solide , qu’ils se sontconservés depuis tant de siécles.
Morvedro est située à 2 milles de lamer, fur un rocher élevé , au bord d’uneriviere qui porte son nom , & quelquefoiscelui de Turulis, à 4 lieues de Valence.Long. ij. 36. lat. 39. 44. {D. J.)
MORVEUX , ( Maréchall. ) On ap-pelle ainsi un cheval qui a la morve Pi.Morve.
MORVILLIERS , ( Ge'og. ) autrefoisnommé Latofao , & depuis Lijfòu-le-grand,est un bourg , avec titre de comté , dansle B arrois, bailliage de la Marche , dansune plaine près des cousins orientaux de laChampagne , du diocèse de Toul.
On croit que c’est-là que Frédégondegagna une sanglante bataille contre Bru-nehaut, en 5 96. Ebroin, maire du palaisde Neustrie , y remporta la victoire con-tre les seigneurs Australiens en 680 ; &Charles IV, duc de Lorraine , y battitdu Hallier en 1641. On trouve différentscorps métallisés fur la montagne de Mor-yilliers : on y voit auíli des oursins. (C.)
MORUNDA , ( Ge'oç. anc. ) Ptolomée
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