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vague & indéfinie dans les pronoms ; &eette idée est fans doute le fondement dela distinction des genres, puisque les genresappartiennent exclusivement aux noms, &ne fe trouvent dans les pronoms que com-me la livrée des noms auxquels ils fe rap-portent.
Les genres ne íbnt, par rapport auxnoms, que différentes classes dans lesquelleson les a distribués aster arbitrairement ;mais à travers la bizarrerie de cette distri-bution , la distinction même des genres &dénominations qu’on leur a données danstoutes les langues qui les ont reçus , in-diquent assez clairement que dans cettedistribution on a prétendu avoir égard àla nature des êtres exprimés par les noms.Voyei GENRE. C’est précisément l’idéedéterminative qui les caractérise , l’idéespécifique qui les distingue des autres efpe-ces: les noms font donc une efpece de motsdéclinables qui présentent à l’efprit desêtres déterminés par l’idée de leur nature.
Cette conclusion acquiert un nouveaudegré de certitude , fi l’on fait attention àla premiere division des noms en appellatifs& en propres, & à la foudivision des appel-latifs en génériques & en spécifiques. L’idéedéterminante dans les noms appellatifs, estcelle d’une nature commune à plusieurs ;dans les noms propres, c’est l’idée d’unenature individuelle ; dans les noms gé-nériques , I’idée déterminante est celled’une nature commune à toutes les efpe-ces comprises fous un même genre & àtous les individus de chacune des ces efpe-ces ; dans les noms spécifiques, l’idée dé-terminante est celle d’une nature qui n’estcommune qu’aux individus d’une feuleefpece. minimal,homme, brute,chien, cheval,&c. font des noms apellatifs; animal estgénérique â l’égard des noms homme &brute, qui font spécifiques par rapport àanimal ; brute est générique à l’égard desnoms chien, cheval, &c. & ceex-ci fontspécifiques à l’égard de brute : fiiceron ,Médor , Bucéphale, font des noms proprescompris fous lçs spécifiques homme., chien ,cheval.
II en est encore des adjectifs & desverbes, par rapport aux genres, commepar rapport aux nombres & aux cas : ce
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font des terminaisons différentes qu’ilgprennent successivement selon le genrepropre du nom auquel ils ont rapport,qu’ils imitent en quelque maniéré, & aveclequel ils s’accordent. Ainsi dans la mêmephrase de Phedre, l’adjectifeumie/ra a uneinflexion masculine pour s’accorder engenre avec le nom rìvum, auquel il fe rap-porte; & l’adjectif verbe ou participe com-pulfi, a de même la terminaison masculinepour s’accorder en genre avec les. deuxnoms lupus & agnus, ses corrélatifs. II enrésulte donc encore que ces deux especesde mots présentent à l’efprit des êtresindéterminés.
4°. La distribution physique des nomsen différentes classes que l’on nommegenres, & leur division métaphysique enappellatifs génériques, spécifiques & pro-pres, sont également fondées fur l’idéedéterminative qui caractérise cette efpece.La division des pronoms doit avoir unfondement pareil, si l’analogie qui réglétout d’une maniéré plus ou moins marquée,ne nous manque pas ici. Or on divise lespronoms par les personnes, & l’on distin-gue ceux de la premiere, ceux de la se-conde » & ceux de la troisième.
Les personnes font les relations des êtresà l’acte même de la parole ; & il y en atrois, puifqu’on peut distinguer le sujetqui parle , celui à qui on adresse la parole,& enfin l’être , qui est simplement l’objettdu discours, fans le prononcer & fans êtreapostrophé. Voye ^ PERSONNE. Or lesusages de toutes les langues déposent una-nimement que l’une de ces trois relationsà l’acte de la parole, est déterminémentattachée à chaque pronom : ainsi iym engrec ; ego en latin ; ich en allemand ; ìo enitalien ; je en françois, expriment déter-minément le sujet qui produit ou qui estcensé produire l’acte de la parole , de quel-que nature que soit ce sujet, mâle ou fe-melle , animé même ou inanimé , réel ouabstrait ; ™ en grec ; tu en latin ; du ou ihren allemand ; tu, que l’on prononcera touen italien ; tu ou vous en françois, marquentdéterminément le sujet auquel on adressela parole , &c. Les noms au contraire n’ontpoint de relation fixe à la parole, c’est-à-dire , point de personne fixe ; sous la mêmu