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plétifs & les discursifs : les adverbes &les prépositions font du premier ordre,on en a vu la raison ; les conjonctionsfont du second ordre , parce qu’ellesfont les liens des propositions, en quoi con-
M O T
siste la force , l’ame & la vie du discouts.
Je vais rapprocher dans un tableauraccourci les notions sommaires qui résul-tent du détail de l'analyse que nous venonsde faire.
S Y S T Ê M B figuré des efpeces de mots.
'AFFECTIFS.
ÉNONCIATIFS.,
I
L
Q
Interjections.
'Noms.
.Pronoms.
'Adjectifs.
.Verbes.
'Prépositions.
'Adverbes.
Conjontions.
ç substantifs.1 ‘ l abstractifs.
•propres.
ç gen crsqucï.
appellatifs. L s ? é dfi s ueí *
Ç de la I. personne.
A de la II. personne.
L de la III. personne,s physiques.
(.métaphysiques.
Ç substantifoa abstrait. (aStift.
f ) pa*íìifs»
V.abjectifs ouconcrets. ^neuue*.de temps,kde lieu.
'd'ordre,k de quantité.
* de cause,de maniéré.
• copulatives.adversatives.
kdisjonctives.lexplicatives.
'périodiques,^hypothétiques,lconclusives.
"causatives.transitives,déterminatives.
Cette feule exposition sommaire desdifférens ordres de mots est suffisante pourfaire appercevoir combien d’idées differen-tes se réunissent dans la signification d unseul mot énonciatif ; & cette multiplicationd’idées peut aller fort loin, si on y ajouteencore celles qui peuvent être désignéespar les différentes formes accidentelles quela déclinabilité peut faire prendre aux motsqui en font susceptibles, telles que font,par exemple, dans amaverat , les idées dumode, du nombra, de la personne , du
temps ; & dans oelle du temps, les idéesdu rapport d’existence à l’époque, & durapport de l’époque au moment de laparole.
Cette complexité d’idées renfermées dansla signification d’un même mot , est la feulecause de tous les mal-entendus dans les arts,dans les sciences, dans les affaires, dansles traités politiques & civils ; c’est l’obstaclele plus grand qui se présente dans la recher-che de la vérité, & I’instrument le plusdangereux dans les mains de la mauvaise foi.
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