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Tome vingt-deuxième.
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MOT

de jour , lequel le donne au major de bri-gade: de-là il passe aux aides-maj ors, qui,le donnent aux officiers de Tétat-major,ensuite aux fergens de chaque compagnie,tjui le donnent à leurs subalternes.

Dans les garnisons, après que les portesfont fermées, le commandant donne 1 emotau major de la place , & il lui dit ce qu’il ya à faire pour le lendemain. II faut remar-quer que celui qui commande dans un châ-teau, fort, réduit, ou citadelle , doit tousles jours envoyer prendre Tordre de celuiqui commande dans la ville, quand mêmecelui-ci feroit d’un rang inférieur au sientans que celui qui commande dans la ville,puisse pour cela prétendre aucun comman-dement dans la citadelle, château , fort,©u réduit, à moins qu’il n’en fût gouver-neur. Après que les portes font fermées,le major fe rend fur la place, où il trouveles fergens de la garnison rangés en cercleavec chacun un caporal de la compagnie der-rière lui. Les caporaux des compagnies dontJes fergens manquent, fe placent hors ducercle joignant les fergens dans le rang deleurs compagnies ; les tambours majors desbataillons à deux par derriere les fergens ;à quatre pas du cercle, on place les capo-raux qui ont suivi leurs fergens, présen-tant leurs armes en-dehors, pour empê-cher que qui que ce soit n’approche ducercle pour écouter Tordre. II ne doitentrer dans le cercle que le major, I’aide-major de la place, & les officiers majorsdes régimens, le caporal du consigne ducorps de la place portant le falot, & celuiqui tient le registre de la garde des rondes.

Le major entre dans le cercle avec lesofficiers majors des régimens qui assistentà Tordre, & les autres qu’on a déja dit.II dit aux fergens & aux tambours majorss’il y a quelque chose qui les regarde , cequ’il y a à faire pour le lendemain , commerevue , conseil de guerre, ou autre chose,íì quelque bataillon doit prendre les armespour faire T exercice , & tout le reste ;s’il y a conseil de guerre, il demande auxmajors des régimens le nombre d’officiers"nécestaire pour le tenir. II fait ensuitenommer les officiers qui doivent monterla garde le lendemain, & ceux qui doiventfâirela ronde cette même nuit; il fait tirer

M T O Z^I

leur ronde par leurs fergens ; if donne lemot aux officiers majors des régimens, 6caprès aux fergens, en commençant parcelui de la premiere compagnie, à qui ille dit à Poreille. Ce sergent le donne àcelui qui le suit, & ainsi de Tun à Tautre ,jusqu’àce quel emot revienne au major parle sergent de la gauche, ainsi qu’il Ta donné.S’il ne lui revenoit pas comme il le lui adonné, il regarde à quel sergent il amanqué, le redresse jusqu’à ce qu« tous lesachent, après quoi il les congédie. Lesfergens doivent être découverts dès qu’ondonne le mot, jusqu’à ce que le dernierTait rendu au major. Lorsqu’il y a de lacavalerie dans une place, elle reçoit Tordredu major de la place tout ainsi que Tin-fanterie.

Dès que Tordre est donné & le cerclerompu, les fergens de chaque bataillonforment un cercle à part; le tambour majorderriere eux, le major ou aide-major dubataillon leur dit ce qu’il y a à faire pourle détail du bataillon , 6c tout ce que lecommandant lui a dit. Pour cela il fautque le major aille tous les jours chez lecommandant du bataillon quelque tempsavant qu’on donne Tordre, lui demanderce qu’il y a de particulier à ordonner.II est à observer que si le commandantveut faire prendre les armes , il faut qu’ilen fasse demander la permission au com-mandant de la place, lequel le fait direau cercle général par le major. Après quele major du bataillon a donné Tordre àson cercle particulier, les fergens vont leporter à leurs officiers, à qui ils doiventdire bien fidellement tout ce qui a été dità Tordre. Le major va le porter au colonel,à Taide-major, au lieutenant colonel, quoi-que le colonel soit présent. S’ils n’y fontni Tun ni Tautre, Tofficier major va leporter à celui qui commande le régiment,l’aide - major de la place va le porter àl’infpecteur général , un sergent va leporter à Tinspecteur particulier. L’uíageest le même pour Tingénieur général, oudirecteur des fortifications, 6c Tingénieurparticulier... 6c le dernier sergent de lagarnison qui se trouve être de garde, va leporter au lieutenant ou commissaire d’ar-tilleûe qui est dans la place.