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Tome vingt-deuxième.
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Les sergens qui font de garde, n’afïïs-tent pas à ce cercle particulier, ni ne doi-vent aller porter Tordre à leurs officiers decompagnie, mais seulement à ceux aveclesquels ils font de garde. II doit y avoirtous les jours un sergent par compagnieavec son caporal à Tordre ; & s’il y en aun de garde, son camarade doit s’ytrouver pour T aller porter à ses officiers,& pour le détail de la compagnie, dont celuiqui est de garde ne doit pas se mêler. Lors-qu’il manque des sergens à une compagnie,un caporal va à Tordre avec son fusil. Tousles sergens doivent avoir leurs halebardeslorsqu’ils vont à Tordre, & qu’ils vont leporter à leurs officiers, Histoire de la milicefrançaise , par le pere Daniel.

Mot , ( Hift. mod. ) on le dit auífi desarmoiries & des devises. Voy. Armoiries& Devise.

Ce qu’on appelle le mot dans les armoi-ries , est une courte sentence ou phraseécrite sur un rouleau qu’on place ordi-nairement au dessus de Técuílon, & quel-quefois au dessous. Tantôt ce mot faitallusion au nom ou à quelques pieces desarmes de lapersonne à qui appartiennent lesarmes, & tantôt il n’a rapport ni au nom niau blason.

Le mot , dit Guillin, est un ornementextérieur attaché à la cotte d’armes ; ilprésente , ajoute-t-i!, une idée de celui àqui les armes appartiennent, mais expriméesuccinctement Sc avec force en trois ouquatre paroles au plus, écrites fur une bandeou compartiment qu’on place au pié del’écuíîòn ; & comme ce mot tient la derniereplace dans les armes , on le blasonne auífile dernier. A la rigueur , il devroitexprimer quelque chose de relatif à cesarmes ; mais Tusage à fait admettre toutesorte de sentences expressives ou non. Voy.Blason.

Cette coutume d’employer un mot ousymbolique, ou comme cri de guerre pours’aniroer, se reconnoître, Sc se rallier dansles combats , est très-ancienne : Thistoiresacrée Sc profane nous en fournissent égale-ment des exemples. Nos ancêtres faisoientchoix du mot le plus propre à exprimerleur paillon dominante, comme la piété ,l’amour, la valeur, &c, ou quelque événe-

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ment extraordinaire qui leur fût arrivé.'On trouve plusieurs mots de cette der-niere forte qui se sont perpétués dans lesfamilles, quoiqu’ils ne convinssent propre-ment qu’àla premiere personne qui se l’étoitattribué.

Le mot de la maison royale de France estespérance ; Sí dans quelques édifions lilianon laborant neque nent , par allusion à la loisalique , qui exclut les femmes de la cou-ronne : celui de la maison royale d’Angle-terre est Dieu & mon droit. L’ordre de lajarretière a pour mot , honni soit qui mal ypense; St le duc de Nortfolk ces paroles,sola virtus ìnviâa : le duc de Bedfort celles-ci , cht sara sara : celui de Devonshire ,cavendo tutus , par allusion au nom de famaison, qui est Cavendish. Le duc deIíinston, dont le nom est Pierrepont, apour mot, Pie reponete : le comte deRadnor,quet supra, parce qu’il porte trois étoilesdans ses armes : le lordKlinton, dont le nomest Fortescue, prend celui-ci , Forte scutum ,salus ducum.

On peu t voir sous l’article cri de guerre ,les mots que prennent ou prenoient plusieursdes premières maisons de France. Le motd’une devise s’appelle auífi l’ame de la devise.Voy. Devise.

Mot , terme de Commerce, & particuliè-rement de détail : il se dit du prix que lemarchand demande de fa marchandise , oude celui que Tacheteur en ofíre. Ce drap estde vingt francs, c’est mon dernier mot : vousn’en offrez que seize , vous ne serez paspris au mot.

On dit qu’on a été pris au. mot, quand semarchand livre fa marchandise à Tacheteurfur la premiere offre que celui-ci en a faite.

Un marchand qui n’a qu’un mot, est celuiqui ne surfait pas. On dit que les Quakresd’Angleterre & ses anabaptistes de Hol-lande qui exercent le trafic, en usent ainsi& avec succès. Diclionnaire du commerce.

Mot, sonner un ou deux mots, ( Véneries)c’est sonner un ou deux tons longs dp cor,qui est le signal du piqueur pour appeler sescompagnons.

MOTALA, MOTOLA,ouMOTULA,

( Géogr .) petite ville d’Italie au royaumede Naples, dans la terre d’Otrante avec unévêché suffragant deTarente; elle est à

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