mot
4 milles N. O. de Massafra, 2 N. E. deCasteïlaneta. Long. 34,43. lat. 40,31.
MOT AY , ( Géog. ) en latin Claudìusmons, montagne de la basse Hongrie , d’unegrande étendue; elle s’avance jusqu’enStyrie , & reçoit divers noms selon la di-versité des lieux.
MOTAYES, ( Géog. ) peuples sauvagesde l’Amérique méridionale, au Brésil. Ilsfont de couleur olivâtre, petits de taille,vont tout nuds, &c vivent de maïz, deracines, de chiens & de chats sauvages.( D, J. )
MOTAZALITES, f. m. ( Hìst. moi. )C’est le nom des partisans d’une secte dela religion mahométane , dont la princi-pale erreur est de croire que l’alcoran aété créé, & n’est point co-éternel à Dieu.Cette opinion, anathématisée par l’alco-ran même , & proscrite par les Sonnites,n’a pas laissé de trouver des partisans zélés;elle excita même des persécutions fousquelques-uns des califes abassides qui déci-dèrent que l’alcoran avoir été créé ; enfinMocawakel permit à tous ses sujets depenser ce qu’ils voudroient fur la créationou l’éternité de cet ouvrage. Un docteurmusulman trouva un milieu à la dispute ,en disant que l’idée originaire du koranétoit réellement en Dieu ; par conséquentqu’elle étoit co-essentielle & co-éternelle2 lui, mais que les copies qui en ont étéfaites, étoient l’ouvrage des hommes.
MOTELLE, f. f. ( Pèche. ) est un petitpoisson de riviere, & principalement delac. II est ordinairement gras comme l’é-perlan ; il a la peau visqueuse , sans écailles,le corps tortueux, la tête grande , large &:un peu applatie, & il est très-gourmand ;il est commun en Suistb & en Bourgogne ;fa chair quoique visqueuse, est astbz esti-mée pour son goût.
MOTET , s. m. en Musique. Ce mot si-gnifioit anciennement une composition fortrecherchée & enrichie de toutes les beau-tés & de toutes les finesses de l’art, &cela fur une période fort courte ; d’où luivient, selon quelques-uns, le nom de motet,comme si ce n’étoit qu’un mot.
Aujourd’hui motet s’entend de toutepiece de musique faite fur des paroles lati-nes à l’usage de 1’égiise, comme pseaumes,Tome XX 11 ,
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hymnes, antiennes, répons, 6 c. & toutcela s’appelle en général musique latine ,Composition. Les François réunis-sent bien dans ce genre de musique. Leursmotets font beaux & bien travaillés. Ceuxdu célébré Lalande font des chef-d’ccuvresen ce genre, & les motets de M. de Mon-donville, tout petillans de génie & de feu ,charment aujourd’hui les amateurs de lanouvelle musique.
Je dois avertir que les musiciens desxiij,& xiv siécles donnoient le nom de motetusà la partie que nous nommons aujourd’huihaute-contre. Ce nom , & plusieurs autresauíli étrangers, causent souvent bien del’embarras à ceux qui Rappliquent à déchif-frer les anciens manuscrits de musique quine s’écrivoient pas en partition comme àprésent. ( S )
MOTEUR, adj. ( Méchan . ) ce quimeut ou met en mouvement. Voye^ Mou-vement.
Moteur , ( Hydr. ) est ce qui meut,ce qui fait mouvoir. C’est la force prin-cipale , c’est la puistance par laquelle agitune machine hydraulique. Dans un mou-lin à vent, c’est le vent; c’est Peau dansun moulin à eau; dans une pompe ordi-naire , c’est un homme ou un cheval. Lemoteur doit être proportionné à la colonnede Peau que l’on veut élever, & un peuplus fort pour emporter Péquilibre. On yajoute un tiers en fus pour les frottemens.Voyei Force, (ft)
MOTEURS, en anatomie, c’est le nomqu’on a donné aux nerfs de la troisième& de la sixième paire, parce qu’ils fontmouvoir les yeux.
Ceux de la troisième paire fe nommentencore moteurs communs , musculaires com-muns , oculaires communs , oculo-musculai-res communs; &c ceux de la sixième, moteursexternes , oculaires externes, musculaires ex-ternes , oculo-musculaires externes. V. NERF.
Les moteurs communs prennent leur ori-gine immédiatement devant le bord anté-rieur de la protubérance annulaire. Voye[Protubérance & Annulaire.
De-là , en perçant la dure-mere, ilsviennent passer de chaque côté dans l’or-bite , où ils fe divisent en quatre branchesqui fe distribuent aux muscles de P mil.
* Yy
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