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La branche qui va au petit oblique,fournit quelquefois un rameau, dans le-quel il se forme un ganglion. II naît le plussouvent un filet du rameau inférieur, quise distribue au muscle droit inférieur , qui 'avec un rameau de la cinquième paire,forme le ganglion opthalmique, duquelnaissent les nerfs ciliaires seulement , fui-’vant Morgagni. Voye^ (Eli.
Les moteurs externes naissent de l’unionde la moelle alongée entre la protubéranceannulaire & les éminences olivaires. Voye ^ÉMINENCE & OlIVAIRE.
Chacun de ces deux nerfs perce la dure-mere, rampe ensuite dans fa duplicatricele long des parties latérales de la selle sphé-noïdale à côté de l’artere carotide ; il s’a-vance en dehors, & au bord extérieur decette artere, il donne l’intercostal à unangle un peu plus obtus ou droit avec letronc qui chemine & qui va ensuite passerpar la fente sphénoïdale & se distribuer aumuscle abducteur de l’œil. Voye^ ABDUC-TEUR.
MOTHON , ( Musiq. des ' anc. ) nomd’un air de danse des Grecs ; il s’exécutoitfur des flûtes. ( F. D. C. )
MOTIF, f. m. ( Gramm. ) la raison quidétermine un homme à agir. II y a peud’hommes assez attentifs à ce qui se passeau dedans d’eux-mêmes, pour bien con-r.oître les motifs secrets qui les font agir.Une action peut avoir plusieurs motifs : lesuns louables, les autres honteux ; dansces circonstances, il n’y a qu’une longueexpérience qui puisse rassurer fur la bontéou la malice de faction. Cest elle qui faitque l’homme se dit à lui-même, & se ditsans s’en imposer : je me connois ; j’agiroisde la même maniéré , quand je n’auroisaucun intérêt qui pût m’y déterminer. Unvhomme de bien cherche toujoursauxactions équivoques des autres, des motifsqui les excusent. Un philosophe se méfiedes bonnes actions qu’il fait, examine s’iln’y a point à coté d’un motif honnête ,quelque raison de haine, de vengeance,de passion, qui le trompe.
Si le goût de Tordre, l’amour du biensont les motifs de nos actions, la considé-ration publique & la paix de la conscienceen seront la répompense assurée. II est bien
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doux d’étre estimé des autres ; il Test biendavantage de s’estimer soí-même. II n’y aque celui qui n’appréhende point de serendre compte de ses motifs , qui puissehabiter tranquillement en lui : les autresse haïssent malgré qu’ils en aient, & fontobligés de fuir devant eux-mémes.
MOTIF, ( Musique. ) Les Italiens ap-pellent motivo la principale pensée d’unair , celle qui constitue le caractère de sonchant & de sa déclamation.
L’air (aria) est divisé en deux parties rdont la premiere sc partage de nouveauen deux parts : l’une de ces deux partscommence le motif dans le ton que le mu-sicien a choisi , éc le conduit à la domi-nante de ce ton ; I’autre reprend le motifà cette dominante & le ramene à la to-nique.
La seconde partie dc l’air, s’il est dansun ton naturel, se fait ordinairement dansla sixième de son ton tierce mineure , &finit quelquefois dans la dominante decette sixième. Quelquefois cette secondepartie se fait dans le mineur du ton de l’airen conservant son motif. Quelquefois aussles paroles de la seconde partie exigenttout un autre caractère de chant & dedéclamation ; ou bien le musicien jugenécessaire de changer de mesure & decaractère pour en interrompre funifor-mité : alors il quitte le motif de son air ,& donne à sa seconde partie un nouveau.motif qui n’a aucune analogie avec lepremier.
Lorsque l’air est lui - même dans unton tierce mineure , le motif se conduitdans la premiere partie de la tonique àla méd'iante , tierce majeure , & de lamédiante il est ramené à la tonique ;ensuite dans la seconde partie le motifsc transporte ordinairement dans lasixième du ton , tierce majeure , &passe , si Ton veut , par toutes les mo-dulations dont le ton mineur est suscep-tible.
En général, les secondes parties des airsfont plus particulièrement consacrées aux.effets de Tharmonie ; le musicien s’y mon-tre grand artiste, après s’étre montré dansla premiere partis homme de génie. Maisen tout ceci il n’y a aucune loi universelle.