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La premiers est proprement celle queles anciens ont appelée musique harmonique.■Elle enseigne en quoi conhlte l'harmonie,& en dévoile les fondemens. Elle faitconnoîtreles différentes maniérés dont lesions affectent l’oreille par rapport à lc-ursintervalles ; ce qui s’qpplique également àleur confonnance & à leur succeílion.
La seconde a été appelée rhytmique ,parce qu’elle traite des sons , eu égard autemps & à la quantité. Ede contient l’ex-plication des rhythmes & des mesures Ion-.gués & courtes , vives & lentes , destemps & des différentes parties dans les-quelles on les divise , pour y appliquer lasucceílion des tons.
La 'musique pratique se divise en deuxparties qui répondent aux deux précé-dentes.
Celle qui répond à la musque harmoni-que , & que les anciennes appeloient me-lopeia , contient les réglés pour produiredes chants agréables & harmonieux. VuycqMélopée.
La seconde, qui répond à la musque
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rhythmique, & qu’on appell Q rhythmcpceia,contient les réglés pour l’application desmesures & des temps ; en un mot , pourla pratique du rhythme. Voy. RHYTHME.
Porphire donne une autre division de lamusque en tant qu’eîle a pour cbjet lemouvement muet ou sonore, & fans ladistinguer en spéculative & pratique , il ytrouve les lîx parties suivantes , la rhyth-mique , pour les mouvemens de la danse ;la métrique , pour la cadence & le nombre;i 'organique , pour la pratique des instru-mens ; la poétique , pour l’harmonie & lamesure des vers ; Vhypocritique , pour lesattitudes des pantomimes ; & Y harmonique,pour le chant.
La musique se divise aujourd’hui plussimplement en mélodie & en harmonie ;car le rhythme est pour nous une étudetrop bornée pour en faire une brancheparticulière.
Par la mélodie on dirige la succeíliondes sons de maniéré à produire des chantsagréables. Voye{ MÉLODIE , Modes ,Chants, Modulation.
tn droit de conclure que , si l'on pouvoit retrouver la véritable musque primitive dechaque nation, Ton trouveroit peut-être autant dç systèmes dissérens que des peuples.
Chaque nation à donc tout naturellement une musque à elle parrcuhere ; & cètte musquedoit tenir au génie de la nation & de fa langue. Que dirons-nous donc de la musiquefrançoife , qui est lourde & traînante , & si remplie de fautes contre la prosodie , que. j’oferois hardiment défier quelqu’un de me montrer un seul air français où le rhythme neloi t pas en contradiction avec la prosodie? Nous dirons qu’un étranger a voulu créer unemusque q qu’au heu d’examiner l’aneienne musque de la nation , & la prosodie de la languefrançoife , il a voulu adapter le peu qu'il (aroit de la musque de son pays à cette langueq Tiln'entendoit guere ; qu’enfuite il est venu homme quia senti ces défauts; mais quisu lieu de le corriger , a négligé la langue , & a tout voulu ramener à un système sujetà mille difficultés; qu’enfin on a négligé la musque théâtrale sérieuse , pour ne Rattacherqu'à la comique; que cette derniere n’est souvent point comique, & que toujours la langueest estropiée à faire pitié.
J’en demande mille pardons à Pillustre M. Rousseau , je ne faurois être de son avis furla musque de la nation françoife ; je crois qu’elle peut très-bien avoir une musque k elle ,c’cll-k dire , tenant de son caractère national , & de celui de fa langue ; mais pour cela ,je crois qu’il faut étudier cette langue , apprendre à la déclamer exactement, enfin chanterbeaucoup d’anciens airs frar.çoîs , fur-tout, des airs de danse, parce que le rhythme y estplus sensible. Mais j’avoue aussi que jamais cette musque ne flattera autant que l’Italienne »parce que celle-ci est composée sur les paroles d’une langue fans comparaison plus mélo-dieuse.
Encore un mot fur la musque françoife. Tant que les poètes n’évîteront pas de placer-deux ou plus d’e muets de fuite fans élision , jamais la musque ne parviendra k son plushaut point de perfection ; il faut encore que le poète fasse attention k placer alternative-ment une fyllable longue & une breve, au moins k faire des vers égaux pour les airs,&c où il y ait k peu près le même rhythme par tout : fans ces précautions , il est prêt’X’iaipo ssible que le compositeur fasse un chant coulant & agréable. ( F. A G. )
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