MUS
MUSIQUE, ( Histoire naturelle. ) nom !Sonné â une espece de coquillage univalve , !
Ì e la famille des murex, lequel se distinguear des points rougeâtres, & par la nettetéê ses cinq lignes, pareilles à celles d’unápier de musique : c’est le couper de M.Adanson. ( -J- )
MUSOH1TES , s. m. ( Hst. anc. ) juifsqui avoient de la vénération pour les rats& les souris, font ai si appelés d’un motcomposé de mus , rat, & de sorex , souris.Cette superstition vient de ce queíes Phi-listins ayant enlevé l’arche d’aliiance, Dieusit naître parmi eux un grand nombre derats & de souris qui dévoroient tout, cequi les obligea de rendre l’arche pour sedélivrer de ce fléau ; mais avant que de larapporter , leurs sacrificateurs leur ordon-nèrent d’y mettre cinq souris d’or , commeune offrande au Dieu d’Israël, pour êtredélivrés de ces sortes d’animaux. AncienTestament, I. liv. des rois , ch. vj.
MUSSELBURGouMUSSELBOROW,
( Gèogr. ) ville d’Ecoffe dans la provincede Lothian , fur le Forth , à 4 milles d’E-dimbourg. Les Anglois y gagnèrent unebataille fur les Ecoffois fous Edouard VIroi d’Angleterre. Longitude 14. z 61 Uti.
65 ■ 5 1 - (L>.L ) I
MU SSER, terme de rivìere , terme usité 'dans les anciennes ordonnances pourlignifier cacher. “ Si aucun est trouvé mustfé,, ou caché pour vendre son poisson en», repos, il le perdra ».j MUSSIDAN, (Géog.) petite ville deFrance dans le haut Périgord ; c’est unlieu fort ancien , car il e'toit déja connudans le jx. siecle , fous le nom latinMulcedonum. Au commencement du xij.siecle on le nommoit dans la même lan-gue Moystdanum , & elle avoit un seigneurparticulier. Cette place soutint un fameuxsiégé en 1579, mais à présent elle est en-tièrement déchue. Longìt. ij. 55. latit.
45 MUSSY-L’ÉVEQUE , ( Géogr. ) peti-te ville de France en Bourgogne, situéesur la Seine, entre Châtillon & Bar-sur-Sein t. Long. zz. 10. latit. 46. 40.
Boursault ( Edme. ) poète françpis, na-quit dans cette ville en 1658. II fut nommépar Louis XIV. sous-précepteur de M» le
M U S 62;
duc de Bourgogne ; mais comme il n’a-voit aucune étude, il ne put remplir ce postehonorable. Cependant il a fait quelques ou-vrages en vers & en prose qui ne sont pasméprisables ; il est vrai que ses lettres àBabet ne font plus que I’amusement desjeunes provinciaux , mais fa comédie d’ii-sope subsiste encore au théâtre. II est mortà Montluçon ou à Paris en 1706. ( D. J .. )
MUSTXCHIO, f. m. ( Comm. ) mesurede Venise pour les liquides : 38 mustachesfond la botte ou muid , 76 amphora. Voye[AMPHORA. Dictionnaire de Commerce. ((?)
MUSTELLE , f. f. ( Hst. nat. lcholog. )Rondelet a décrit deux poissons de merfous ce nom ; il a donné le nom demustelle vulgaire au premier , & celui demustelle simplement dit au second.
La mustelle vulgaire reííèmble à la lo-té ; elle a le corps long, brun & fans écail-les , la bouche assez grande, & les dentspetites ; les côtés du corps font marquésd’une ligne droite qui s’étend depuis les.ouies jusqu’á la queue. I! y a un petit bar-billon ou filet blanc à l’extrémité de lamâchoire inférieure & deux noires aubout de la mâchoire supérieure. Ce pois-son a deux nageoires près des ouies, & deuxpetites au-dessous de celle-ci, assez loin dela bouche ; une autre s’étend presque de-puis l’anus jusqu’à la queue : la nageoiredu dos qui correspond à ceile-ci, est en-core plus longue. Ce poisson vit de chevret-tes & de petits poissons.
La mustelle ,simplement dite,a un barbillon-; à la mâchoire de dessous, & deux à lamâchoire de dessus, comme la mustelle-vulgaire , dont elle différé principalement,,en ce qu’eîle est couverte d’écailles : ellea deux nageoires courtes près des ouies,deux autres au-dessous qui ressemblentàdes barbillons, deux fur le dos ; la pre-mière est petite , l’autre s’étend jusqu’à laqueue. II y a près de l’anus une nageoirequi va aussi jusqu’à la queue La chairde ce poisson est molle & friable com-me celle du merlan. Rondelet, hìst. des■poijf. prem. part. liv. IX. ch. XIV. & xv.Voyei Poisson.
MUSULMAN , s. m. ( H/st. mod. ) titre-par lequel les Mahométans se distinguentdes autres hommes ; il signifie en langage