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turc orthodoxe Oïl vrai croyant. VoJe\ Mâ-HOMÉTISME.
En arabe ce mot s’écrit rnoflem , ou mofle-, man , ou mosolman.
Les Sarrazins font les premiers qu’onait appelé Musulmans , selon l’observationde Leunclavius. II y a deux fortes de Mu-Julmans , fort opposés les uns aux autres:les uns font appelés sonnites , & les autresshiites ; les sonnites suivent l’explication del’alcoran donnée par Omar , les shiites sui-vent celle d’Haly. Les sujets du roi de Persesont shiites, & ceux du grand-feigneursonnites. Voye[ SONNA & ALCORAN.
Selon quelques auteurs le mot de musul-man lignifie sauvé , c’est-à-dire prédéfini', &c’eft en ester le nom que les Mahométansse donnent eux-mêmes, se croyant tousprédestinés au salut. Martinius dit, fur l’ori-gine de ce nom, des choses plus particuliè-res ; il le fait venir du mot arabe musalum ,sauvé , échappé du danger. Les Mahométans ,dit cet auteur, ayant établi leur religionpar le fer & le feu , massacrant ceux quine vouloient pas l’embrasser, Sc accordantla vie à tous ceux qui l’embrassoient , lesappeloient musulmans , c’est-à-dire empûè perkulo : de là il est arrivé par la fuite destemps que ce mot est devenu le titre & lamarque distinctive de cette secte, & a étéattaché par eux à ce qu’ils appellent vraisCroyons. ( G )
MUTABILITÉ, f. f. ( Grammaire. )c’cst l’oppoíé d’ immutabilité. Voye^ IMMU-TABILITÉ.
MUTAFERACAS , f. m. pi. ( H,st.mod. ) officiers du grand-feigneur, dontils font comme les gentils-hommes ordinai-res , destinés à 1’accompagner lorfqu’il fortdu ferrai!, soit pour aller à l’armée , soitdans ses simples promenades. On les tireordinairement d’entre les spahis, & ils fontau nombre de six cens. Leurs habits fontde brocard d or , fourrés de martre , & ilsportent une masse d’armes. II y a des com-rnanderies ou timars plus considérables queceux des spahis, affectés à cet office; & lesmutaferacas y parviennent par droit d’an-cienneté: on leur donne de temps en tempsdes commissions lucratives , pour suppléerà la modicité de leur paie ordinaire, quiIçs oblige à s’attacher au service de quelque
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viíir du bacba. Ils font méme Édftege iitgrand-visir lorsqu’i! se rend au divan ; makquand le grand-feigneur marche, ils soitobligés de Raccompagner. On fait vc Mtleur nom de farak , qui signifie dstinguWipour marquer que les mutaferacas son?des spahis ou cavaliers distingués. Ricaut,de l'empire otoman. ( G )
MUTANDE, f. f. ( Hst. etclés.') c’estle caleçon ou f habit de dessous, à l’usagedes capucins & autres religieux.
MUTATION , f. f. ( Gramm, ) chan-gement , révolution. II se dit des terres Scde leurs propriétaires. II y a des droits dsmutations , voye^ MUTATION , Jurispru-dence. Le mépris de fhonneur, de la li-berté , de la vertu , de la science & dessavans , annonce , dans un état, quelquemutation funeste.
Mutation , f. f. ( Jurìspr. ) signifiachangement ; ce terme est usité principale-ment en matière féodale ; il y a mutation dsseigneur & mutation de vastàl, ou du pro-priétaire d’un héritage roturier. La muta-tion du seigneur arrive toutes les fois quela propriété du fief dominant passe d’unemain dans une autre , soit par mort ou au-trement. Les mutations de vassal ou pro-priétaire , sont de plusieurs fortes, lesunes qui arrivent par mort, & celles-ci sesubdivisent en mutations en ligne directe, Stmutations en ligne collatérale , lorsque lefief passe par succession à un descendant dudéfunt ou à un parent collatéral. Il y a aussides mutations par vente, d’autres par con-trat équipollent à vente, d’autres par dona-tion & autres actes. II n’est rien dû com-munément aux mutations de seigneur , nipour les mutations de vassal par successionou donation en ligne directe ; mais il est dûun relief pour mutation de vassal en collaté-rale , & pour les mutations par vente oncontrat équipollent à vente. II est dû pourles fiefs un droit de quint, & pour les rotu-res un droit de lods & ventes. FoyeçDroits seigneuriaux, Fief, Lods
ET VENTES, QUINT , ReQUINT. ( A )
Mutation , ( Géog. ) en latin mutatio ;ce terme se dit en Géographie de certainslieux de l’empire Romain , où les courrierspublics, les grands officiers qui voyageoienCpour le service de l’état , t’c. trou-
voient