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Tome vingt-deuxième.
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MUT

voient des relais St changeoîent -de che-vaux. On entretenoit dans ces lieux deschevaux exprès comme dans nos postes ,pour qu’iis en pussent changer St continuerpromptement leur route. Avec le tempson en établit pour tous les voyageurs quivouloient payer. Delà vient que le motmutation se trou re si souvent répété dansles itinéraires.

Mutation différé de man st on , manfio , ence que le premier signifie un lieu oùl'on change de chevaux , & le second ungîte où l’on couche, St où même on peutfaire le séjour nécessaire pour se délasserd’une trop grande fatigue. (D. s.)

MUTATIONS , ( Musique. ) Voye^MUANCES , ( Musique , ) &C.

MUT AZ ALITÉS, s m. pi. ( Hisi ecdéf)nom d’une secte de la religion mahométane,qui est regardée comme hérétique par lesautres. Ils avouent que Dieu est éternel,très-sage, très-puistànt , mais ils nientqu’il soit éternel par son éternité, sagepar sa sagesse, puissant par sa puissance ,parce qu’ils s’imaginent que cela prouveroitmultiplicité en Dieu.

MUTÉ, VIN , Vbye{ MOUT.MUTILATION, s. f. ( Gramm.) il se ditdu retranchement de quelque partie essen-tielle à un tout. On mutile un knimal enle privant d’un de ses membres ; un ouvrage,cn en supprimant diftérens endroits. On amutilé tous les anciens auteurs à l’usage deîa jeunesse qu’on éleve dans les collèges,de peur qu’en leur apprenant une langueancienne dont la conrjoissance ne leur estpas essentielle , on ne flétrît l’innocencede leurs mœurs. On mutile un tableau,une machine , ùc.

Mutilation , f. f. en Droit & en Mé-decine , est le retranchement d’un membreou partie extérieure du corps , comme lenez , les oreilles, ou autre. En matièrecriminelle on n’inflige guere de peineaffiictive qu’il n’y ait au moins mutilationde membres. (A)

MUTILER, v. act. terme d'Architecture ,c’efl retrancher la saillie d’une cornichede quelque ordre que ce soit , ou quel-ques membres. On dit alors un ordremutilé , qui n’a pas tous ses membres oumoulures. ( P )

Tome XXII.

M U T 6i f

MUTIMUS, f. m. {Mythaïes.) Tur-nebe , adverfar. lib. XVII. dit que c’étoitle dieu du silence, ainsi nommé de mutit é,qui signifie parler entre ses dents , commefont ceux qui n’osenc pas déclarer ouver-tement leurs pensées ; mais je ne trouvepoint de dieu Mutimus ni dans les mytho-logues ni dans les poètes. C’est un dieudel’inventionde quelque moderne. {D. J.)

MUTINA , ( Géogr. anc. ) Polybe Scl’itinéraire d’Antonin écrivent Motina ,Sc les autres auteurs Mutina ; ville d’I-talie dans la Gaule Cispadine , entre lasfleuves Gabellus Sc Scultenna , fur la voiesmiìienne. Elle devint cslonie romaineen méme-temps que Parme Sc Aquilée.Cicéron 1 appelle firmijftma & fplendijfimapopulï romani colonie. Tacite, hifl. Itv.l,ch. L Sc la plupart des historiens latins ,ont décrit les maux que cette colonie souf-frit durant les guerres civiles ; c’est cequi a fait dire à Lucain , phars. liv. I ,v. 41 ,

His Ccefar , perufine famés , Mutinœquelabores.

Mutina est aujourd’hui la ville de Modene.Voye? Modene. (D. J.)

MUTITATION , f. f. ( H,JÌ. anc. )coutume établie chez les Romains , quiconsistoit à inviter pour le lendemain chezfoi ceux qu’on avoit eu pour convives chezun autre.

MUTONS , ( His. nat. ) espece d’oi-seaux du Brésil qui sont de la grosseur d’unpaon , Sc à qui ils ressemblent pour le plu-mage. On dit que leur chair est un mangertrès-dél'eat.

MUTS1E , f. f. ( Commerce. ) petitemesure des liqueurs dont les détailleurs seservent à Amsterdam. Le mingle se diviseen deux pintes , en quatre demi-pintes ,Sc en huit mutstes. II y a aussi des demi-mutfìes. Voye{ MlNGLE. Diclionn. de Com-merce. ( G )

MUTUEL, adj. (Gramm.) teemequimarque le retour, la réciprocité. Deuxamans brûlent d’un amour mutuel; deuxfreres ont l’un pour l’autre une tendressemutuelle. Les hommes devroient tous êtreanimés d’une bienveillance mutuelle. Touteobligation est • mutuelle , fans en excepter1 celle des rois envers leurs sujets. Les rois

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