Band 
Tome vingt-deuxième.
Seite
644
JPEG-Download
 

64 4 M Y §

pales, Anrandre, Pergame, Adramite, &c.

Ces Asiatiques, ainsi que la plupart deleurs voisins, tels que les Phrygiens, lesCariens, les Lydiens, étoient en assiezmédiocre considération chez les Grecs ; &i’il en faut croire Cicéron dans son Oraisonpour P/accus , ils avoient donné lieu à quel-ques expressions proverbiales qui ne leurétoient pas avantageuses.

Ondisoit des Phrygiens, par exemple ,qu’ils ne devenoient meilleurs qu’à forcede coups ; que si l’on avoir à faire quelqu’é-preure périlleuse il falloir choisir à cet effetun Carien , comme n’ayant point assezd’esprit pour prévoir le danger ; que dansles commédies, les valets fripons étoienttoujours des Lydiens.

Les Myfiens en particulier tomberentdans une.telle décadence, qu’ils furenten butte aux outrages de toutes les nationsqui les pillèrent impitoyablement. De-là ,pour désigner un peuple foible, on difoiten proverbe , qu’il pouvoir être insulté parles Myjìens mêmes. Nous connoiíîons denos jours , un peuple en Allemagne , quenous voyons également la proie des nationsamies ou ennemies 6c qui n’auroit point étéexposé à de tels outrages il y a cinquanteans : ainsi l’on appeloit proverbialementun butin sûr ' le butin de Myfie.

Cette décadence des My-Jìens n’empéchepoint qu’ils ne se soient fait un nom dansla musique, fie que Plutarque n’ait été fondéà leur attribuer {'invention de quelquesbeaux airs. Olympe qui composa le premiersur la flûte, en l’honneur d’Apollon, l’airappelé polycépkale, dont Pindare parle avectant d’éloge , étoit originaire de Myfie. Onvoit dans la Retraite des dix mille de Xéno-phon , que les Myfiens qxçelîoient dans lesdanses armées , qu’on exécutoit au son dela flûte ; mais la différence esi grande entredes peuples guerriers & des peuplesdanseurs.Les Myjìens dansoient bien & foudroientpatiemment toutes sortes d’insulres.

II me reste à remarquer que Pausanias,lib. II. c. xviij , nomme aussi Myfie unepetite contrée du Péloponnese, où étoitun temple dédié à Cérès Mysienne. Ce nomde Myfie donné à ce canton, tiroir sonorigine d’un certain Myfius que les habiranssfty-gos dileiçnc avoir été hôte de Cérès»

M Y S

Strabon, /. XIII. p. 61$. nomme Myfieune ville de la Troade qu’il place au voisi-nage d’Adramite. Ptolomée, /. VI. c. v ,donne aussi le nom de Myfie à une ville deParthie. Ensin , Ovide 6c DenyS le géogra-phe parlent d’une Myfie & de Myfiens quiétoient en Europe entre le Danube, la Pan-nonie & la Thrace, c’est - à - dire , quioccupaient à peu près ce que nous appe-lons la Servie & !a Bulgarie ; mais la Myfieest la Moësie , & leurs Myfiens lesMeesiens,c’est dans ces deux auteurs une ortographevicieuse , Voye[ ce qu’on en a dit au motMoesie. ( D. J.)

MYSOMACÉDONIENS, ( Géog. anc. )Myjomacedones , peuple d’Asie dans la My-sie, selon Pline, l. V. c. xxix, & selonPtolomée , l. V. c. ij. dans la grande Phry-gie. Quoi qu’il en soit, c’étoient des Macé-doniens mêlés avec des Myfiens. {D. J.)

MYSOTMOLITES, ( Géog. anc. ),Myfotmolitig dans Pline, l. V, c. xxix ;quelques manuscrits portent Mefotimoht.v.Si on lit Myfotmolitce , ce mot déíîgneroitdes Myfiens mêlés avec lesTmolites. Si ongoûte davantage Mefotymolítce , ce font despeuples qui habitent au milieu du montTmolus. Le pere Hardouin préféré cettederniere leçon , parce qu’elle est appuyéedes notices épiscopales de la province deLydie , où Mejotimolos a le dixieme rang»{D. J.)

MYS TAGOGUE, f. m. (Lit.) en grec,fivçteyayes ; c’étoit proprement chez les an-ciens celui qui introduifoit les autres dansla connoissance des mystères ; mais danscicéron, ce mot désigne celui qui montroitles trésors & les autres raretés des templesdes dieux. Dans ce dernier sens , le béné-dictin qui montre le trésor de S. Denys ,est un myflagogue; le P. Mabillon ne voulutpas l’être long-remps. (D. /.)

MYSTE, f. m. ( L-.ttêr. gr.) On appe-loit myjìes ceux qui étoient initiés aux petitsmystères de Cérès, & ils ne pouvoiententrer que dans le veílibule du temple, Hleur falloir au moins un an pour être admisaux grands mystères, & pouvoir entrerdans le temple même. Au moment qu’ilsjouiffoient de cette prérogative , on les ap-peloit époptes , inspecteurs, ou comme nousdirions confrères . Alors on Igor montrais