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Tome vingt-deuxième.
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toutes les choses saintes, hormis quelques-unes qui étoient réservées pour les prêtresseuls. I! etoit défendu de conférer en mêmetemps à personne les deux qualités demyjies & d ’épopte. On ne viola la loi qu’enfaveur du roi Démétrius,qui, dans un mêmejour, fut fait initié L confrère. (D. J.)

MYSTERE, f. m. (Théologie.) chosecachée & sécrété, impossible ou difficileà comprendre. Vvyci AcaTALEPSIE.

Ce mot vient du grec pvmfin , qu’on pré-tend être formé de , claudo , taceo , jeferme, je tais, Sc de coV*, bouche ; maisd’où vient IV dans mystère ? veut-on que 1 ’mde «V** se soit changée en r ? Ce mot estdonc originairement hébreu : il vient deJator , qui lignifie cacher , d’où se fait myjlar,une chose cachée.

Mystères se dit premièrement des véritésrévélées aux chrétiens , Sc dans l’intelli-gence defquelles la raison humaine ne peutpénétrer. Tels font les mystères de la Tri-nité , de ['Incarnation, ct c. Voye^ TRI-NITÉ.

Nous avons un abrégé des mystères de lafoi, ou du Christianisme , dans le symboledes apôtres, du concile de Nicée , & danscelui qu’on attribue communément à S.Athanafe. Voye ^ Credo.

Dans ces trois symboles , il est parlé dumystère de la Trinité , de ceux de incar-nation du fils de Dieu, de fa mort &passion , de fa descente aux enfers , pourla rédemption des hommes ; de fa résur-rection le troisième jour , de son ascensionau ciel, de sa séance à la droite de Dieu ,& de sa venue à la fin du monde ; de ladivinité & del’égalité du Saint-EÍ'prit avecle pere & le fils ; de Tunité de Péglise , dela communion des saints, & de leur par-ticipation mutuelle dans les sacremens, Scde la résurrection générale. Ce sont là lesprincipaux mystères de la foi que chacunest obligé de savoir & de croire pour êtreíâuvé.

L’Eglise a établi dès les premiers âges desfêtes particulières pour honorer ces mystè-res , pour remercier Dieu de les avoir ré-vélés , & pour obliger les ministres & lespasteurs d’en instruire les fideles. Voye\FÉte.

Telles font les fêtes de ''incarnation,

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de la circoncision , de la pastìon Sc de larésurrection. Voye^ Incarnation , CiR-concision, Paque, Epiphanie, 6 >c.

Les Payens avoient aussi leurs mystères ,particulièrement ceux deCérès, de la bonnedéesse, ùc. Voyei ELEUSINIES. Les prê-tres égyptiens cachoient leurs mystères aupeuple fous des caractères hiéroglyphiques.Voye^ Hiéroglyphique. On punisso.itsévèrement ceux qui violoient ou révé-loient les myfieres de la bonne déestë ; &on n'en confioit le secret qu’à ceux quiétoient initiés, Sc qui avoient juré degarder le secret.

Ces secrets de la religion étoient appe-lés des mystères , non parce qu’ils étoientincompréhensibles, ni élevés au dessus dela raison, mais feulement parce qu’ilsétoient couverts & déguisés fous des typesSc des figures, afin d’exciter la vénéra-tion des peuples par cette obscurité. Lesmystères du Paganisme se célébroient dansdes grottes plus propres à cacher des cri-mes, qu’à célébrer des myjleres de religion.

Vuyei Initié , Oracle , Sec.

L’Ecriture emploie le mot de mystèredans plusieurs sens, quelquefois pour si-gnifier une chose qu’on ne peut connoitrefans le secours de la révélation divine.f^oyei Révélation.

C’est dans ce sens qu’on doit entendreces textes : celui qui découvre les secrets oumystères, vous a fait connoitre les chosesqui doivent arriver. Dan. ij, 2g. II y a un.Dieu au cid qui découvre les mystères. Ib.v. 28.

Le mot de mystère se prend aussi pources choses sécrétés & cachées que ÍTeua révélées par les prophètes, par Jesus-Christ , ou par les apôtres, Sc par les pas-teurs aux fideles.

C’est dans ce sens que saint Paul dit ,jeparle de la sagesse de Dieifidans un mystèreque Dieu avoit résolu avant tous les siécles ,de révéler pour notre gloire. I. cor. ij, 7. Onnous doit regarder comme des minifires d:Jesus-Christ , & des dispensateurs des mystèresde Dieu. I. cor. iv , I. Quand faurois la con-naissance de tous les mystères, & la sciencede toutes chosqs , st je tiai point de charité ,je ne fuis rien. I. cor. xiij, 2. Je vais vousdécouvrir un mystère. IL cor. xv, 51. à-