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Tome vingt-deuxième.
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sorte que lisant ma lettre , vous pouvtq y ap-prendre quelle ejì f intelligence que f ai dumystère de Tefus-Chrji. Ephcf. iij. 4. II ajoutedans les versets suivans, ce mystère es queles Gentils font héritiers, 'Ù font un même corpsavec les Juifs , & qu ils ont part avec eux auxpromesses de Dieu par f Evangile de Jefus-Chriji ; qu ils conservent le mystère de la foiavec une conscience pure. I. Tim. iij. Lorsquele Jeptieme ange sonnera de la tt ompette , lemystère de Dieu /accomplira , ainsi qu il saannoncé par les prophètes fes serviteurs. Apo-calypse x. 7.

Additions de mystères. voye7 ADDITION.

MYSTERE, (Crit. sacrée.) uvr'if '*»lavéritable notion de myflere est que c’estune vérité cachée, 6c qui cesse d’être mys-tère quand elle est révélée. II n’y a pointde myflere que vous ne puissiez découvrir,ditNabuchodonofor à Daniel, c’est-à-dire,point de secrets : pvç-fim Dan.

c. iv. G. Ainsi my flere signifie une chose sé-crété , 6c l’on n’auroit pas dû en changerl’idée pour lui faire signifier une chose in-compréhensible , que la raison doit croiresans l’entendre. Nous voyons que Jefus-Christ prend ce mot dans le sens que nouslui attribuons, Mat. c. xiij. v. z z. Éri effet,puisqu’il fut donné aux disciples de con-noître les mystères du royaume des cieux ,il faut que ces mystères ne fussent pointincompréhensibles. Voyc{ encore mystèredans le même sens. Rom. 61. 2.5.

Ce mot se prend aussi pour sacrement ,figure , signe , qui font des termes de mêmesignification, comme M. Rigault l’a re-marqué 6c éprouvé.

Enfin mystère désigne dans récriture unesentence parabolique , qui contient un senscaché, une action mystique qui en figure, enreprésente une autre. S. Paul dit dans cesens, Ephef. 5, flz. Ce myflere est grand. Or)e parle de Jesus£hrist 6c de son Eglise ; lavulgate 1 aillant le mot grec myflere ,a mis danscet endroit sacrement ; 6c les PP. latinsont dit souvent sacrement pour myflere.

{D. J.)

MYSTERES , ( Antiq. rom. ) c’est ainsiqu’on appeloit par excellence , les mystèresqu’on célébrois en l’honneur de Cérès àEleusis, d’où ils prirent le nom st éleufuùes ;voyez ce mot : mais il mérite bien un sup-

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plément, parce qu’il ne s’agít p a? moinsici , que des mystères les plus graves 6c lesplus sacrés de toute la Grece.

La faveur d’être admis aux cérémoniessécrétés des grands mystères ne s’obtenoitqu’après cinq ans de noviciat dans ce quel’on appeloit les petits mystères de Cérès.A11 bout de ce terme de noviciat, on rece-voir de nuit le récipiendaire, après lui avoirfait laver les mains à l’entrée de ce temple ,& l’avoir couronné de myrte, on ouvroitune cassette où .étoient les loix de Cérès &les cérémonies de fes mystères ,on les lisoitau récipiendaire pour lui en donner la con-noissance, 6c on les lui faisoit transcrire.Un léger repas succédpit à cette cérémonie ;ensuite l’initié ou les initiés passoient dansle sanctuaire dont le prêtre tiroir le voile ,6c tout étoit alors dans une grande obscu-rité ; un moment après , une vive lumièreleur faisoit paroître devant les yeux lastatue de Cérès magnifiquement ornée , 6ctandis qu’ils étoient appliqués à la consi-dérer, la lumière disparoissoit encore, ôctout étoit de nouveau couvert de profondesténèbres. Les éclats de tonnerre qui se fai-soient entendre , des éclairs qui brilloientde toutes parts, la foudre qui tomboit aumilieu du sanctuaire, 6c cent figures mons-trueuses qui paroissoient de tous côtés, lesremplissoient de crainte 6c de frayeur :mais un moment après le calme fuccédoit ,& l’on appercevoit dans un grand jour uneprairie agréable , où l’on a'ioit danser 6c seréjouir; c’étoit l’image des champs élysées.

11 y a apparence que cette prairie étoitdans un lieu enfermé de murailles derniersle sanctuaire du temple, que l’on ouvroittout d’un coup lorsque le jour étoit venu ,6c ce spectacle paroissoit d’autant plus agréa-ble , qu’il fuccédoit à une nuit, où onn’avoit presque rien vu que de lugubre6c d’effrayant. C’étoit là qu’on révéloitaux initiés tous les secrets des myfleres ,après quoi le prêtre congédioit l’assembléeen employant quelques mots d’une languebarbare, différons de la langue grecque,6c que M. le Clerc interprète par ceux-ci,veille[ , & ne faites point de mal.

La fête de l’ir.itiation duroit neuf joursdestinés à différentes cérémonies, que lelecteur trouvera décrites dans Murtjps.