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Tome vingt-deuxième.
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Ils ne doutoient pas, I que récriture 1ne dût être expliquée mystiquement, aumoins en plusieurs endroits ; mais ilscroyaient, que c’est le saint Esprit

qui révélait aux sideles ces sens mystiques.C’est ce que dit saint Pierre, II. Ep. v. 2 .0.

& c’est la science dont parle saint Pauldans son épit. aux Galat. iv. 24. Dès queles dons miraculeux eurent cessé , les allé-gories ne furent plus que des pensées hu-maines qui 11’ont aucune certitude, & quipour la plupart ne font qu’un jeu de l’ima-gination. Cependant les peres ne laissèrentpas que d’admirer cette maniéré d’expli-<quer récriture, & de la regarder commela science sublime des sages & des parfaits.Clément d’Alexandrie vante extrêmementcette science dans le cinquième livre deses Stromates, & se persuade sans raison,qu’elle avoit été enseignée par la véritégnostique. Beausobre. ( D. J. )

MYSTR UM, ( Pharmacie. ) c’est le nomd’une mesure anciennement usitée enpharmacie. I! y avoit un mystrum magnum& un mystrum parvurn. Le premier con-renoit trois onces , deux gros & deuxscrupules de vin , ou trois onces d’huile :le second contcnoit six dragmes deux scru-pules de vin , ou six dragmes d’huile.

MYTHOLOGIE, f. f. ( B elles-Lettres. )histoire fabuleuse des dieux , des demi-dieux , & des héros de Pantiquité,. commeí'on nom. même le désigne.

Mais l’Encyclopédie considéré encore ,fous ce nom , tout ce qu L a quelque rap-port à la religion payenrie c’est-à-dire ,les divers systèmes & dogmes de théolo-gie , qui fe font établis successivement dansles diiférens âges du paganisme ; ìes mys-tères & les cérémonies du culte dontétoient honorées ces prétendues divinités;les oracles , les. forts, les augures, lésauspices & aruspices , les présages lesprodiges , les expiations, les dévouemens,les évocations , & tous les genres de divi-nation qui ont été en usage ; les pratiques&c les fonctions des prêtres , des devins ,des sibylles, des ''esta!es ; les fêtes & lesjeux ; les Tacrií » & les victimes ; les

temples, les aui^is , les trépiés , & lesinstrumens des sacrifices ; les bois sacrés ,kí> statues, & kei*«àk-me»c tous les sym-

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boles fous lesquels Tidolâtrie s’est perpétuée.'parmi les hommes durant un si grand nom-bre de siécles.

La mythologie , envisagée de cette ma-niéré , constitue la branche la plus grandede l’etude des belles-lettres. On ne peutentendre parfaitement les ouvrages desGrecs & des Romains que la haute anti-quité nous a transmis, fans une profondeconnoissance des mystères & des coutume»,religieuses du paganisme.

Les gens du monde , ceux mêmes qui semontrent les moins curieux de l’amourdes sciences , font obligés de s’ìnitier danscelle de la mythologie, parce qu’elle estdevenue d’un usage si fréquent dans nosconversations , que quiconque en ignoreles élémens, doit craindre ce passer pourêtre dépourvu des lumières les plus orái-’naires à une éducation commune.

Son étude est indispensable aux peintres,,aux sculpteurs, fur-tout aux poètes, &.généralement à tous ceux dont l’objet estd’èmbellir la nature & de plaire à l’imagj-nation. C’est la n.ythologie qui fait le fonds,de leurs productions , & dont ils tirentleurs principaux ornemens. Elle décore nospalais, nos galeries, nos plat - fonds &.nos jardins. La fable est le patrimoine desarts ; c’est une source d idées ingénieuses,d’images riantes, de sujets intéressans ,d’allégories, d’emblêmes, dont l’ufage pins-on moins heureux dépend du goût & dugénie. Tout agit, tout respire dans cemonde enchanté, où les êtres intellectuels-,ont des corps, où les êtres matériels fontanimés, où les campagnes, les forêts, lesfleuves , les élémens ont leurs divinités.,particulières ; personnages chimériques ,je le fais, mais le rôle qu’ils jouent dans»les écrits des anciens poètes, & les fré-quentes allusions des poètes modernes, lés-ons presque réalisés pour nous. Nos yeux.:y font familiarisés, au point que nousavons.peine à les regarder comme des êtres ima-ginaires. On se persuade que leur histoireest le tableau défiguré des événemens du :premier âge : on veut y trouver une fuite,,une liaison , une vraisemblance qu’ils n’ont:pas.

La critique crois faire assez de dépouillerles faits, de la table d’un merveilleux, fou-