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pouvoît se servir pour couvrir la Lainequ’on portoit au prince ; tous ces signeséquivoques d’amour & de respect , n’em-pêcherent pas que les empereurs n’en fus-sent extrêmement jaloux.Suétone remarqueque Caligula fut si piqué de la négligencedes consuls , qui oublièrent d’ordonner lacélébration du jour de fa naissance , qu’illes dépouilla du consulat, & que la répu-blique fut trois jours fans pouvoir exercerl’autorité souveraine.
Ces honneurs eurent auílì leur contraste :©n mit quelquefois avec cérémonie aurang des jours malheureux, le jour de lanaissance , & c’étoit-là la marque la plussensible de l’exécration publique. La mé-moire d’Agrippine, veuve de Germanicus,fut exposée à cette flétrissure , par l’injus-tice & la cruauté de libéré. Diem quoquenatalem ejus , inter nefaftos fuafit. C’est à cesujet que M. Racine , si exact dans la pein-ture des mœurs, fait dire par Narcisse àNéron , en parlant de Britannicus & d’Qc-tavie.
Rome fur les autels prodiguant les vic-times ,
Fujfent-ils innoctns , leur trouvera descrimes ;
Et saura mettre au rang des jours in-fortunés ,
Ceux où jadis la soeur & lesrere sont nés .
('D. /. ) Act. IV. scen. 4 .
Naissance, ( Archit. civile. ) c’estl’endroit où un corbeau , une voûte , unepoutre , ou quelque chose , en un mot ,commence à paraître. -
Naissance de colonne. C’est la partie de lacolonne qui joint ls petit membre quarréen forme de listel, qui poso sur la base deîa colonne , 5c qui fait le commencementdu fust. On la nomme austi congé.
Naissance de voûte. C’est le commence-ment de la courbure d’une voûte , formépar les retombées ou premieres assises , quipeuvent subsister fans cintre.
Naissances d’enduits. Ce font dans lesenduits, certaines plates-bandes au circuitdes croisées & ailleurs, qui ne font ordi-nairement distinguées que par du badigeon,des panneaux de crépi, ou.d’enduit qu’ellesentourent.. [J?. J, f
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NAISSANCE , ( Jardinage ) est le com-mencement de la broderie d’un parterre':ce peut être auffi l’endroit d’où part un.rinceau, une palmette, un fleuron , &c.
Naissance d’une jument , {Marée.),Voyei Nature.
NAISSANT , adj. en terme de Blason , se-dit d’un lion , ou autre animal, qui nemontre que la tête , les épaules , les piés,& les jambes de devant avec la pointe dela queue, le reste du corps demeurantcaché fous P écu , fous la fafee , ou fous le:second du coupé , d’où il semble naîtreou sortir.
Assignes de Tournay, d’Oisy, en Ar-tois , d'or d trois lions naissons de gueules.
Hyongues de Sepvret, en Poitou : ar-gent a trois cerfs naissans de fable.
La Treille de Fosieres de l’Héras, à-Lodeve en Languedoc : coupé de gueules& d a%ur , au lion dé or fur gueules , naissantdu coupé.
Naissant dissere hissant , en ce que dansle premier cas, Panimal fort du milieu de fPécu , & que dans le second , il fort dixfond de Pécu. Voye{ ISSANT.
Le pere Menestrier veut que naissant fsdise des animaux qui ne montrent quela tête , comme sortant de l’extrémité dachef ou du dessus de la fafee , ou du second,du coupé.
La baume de Suze en Dauphin é, d’orà trois chevrons de fable , au chef d’azur,chargé d’un lion naissant d’argent.
NAITRE , v. n eu t. {Gram. ) venir au.monde. S’il falloit donner une définitionbien rigoureuse de ces deux mots, naître.& mourir , on y trouverait peut-être de la.-difficulté. Ce que nous en allons dire es pu-rement systématique. A proprement parler,on ne naît point, on ne meurt point ; on.étoit dès le commencement des choses ,& on fera jusqu’à leur consommation. Unpoint qui vivoit s’est accru , développé ,jusqu’à un certain terme , par la juxtaposi-tion successive d’une .infinité de molécules..Passé ce terme , il décroît, & fe résouten molécules séparées qui vont fe répandredans la masse générale & commune. Laivie ne peut être le résultat de Porganisa-tion ; imaginez les trois molécules A, B , C ~si. elles font fans vie dans. la combinaison;