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Tome vingt-deuxième.
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Démérrius Sot#r, étant passe en Persedans l’intention de piller le temple de ladéesse, il déclara qu’il venoit Pépouser &recevoir les richesses qu’elîe pouvoit avoir,& qui dévoient faire partie de son douaire :alors les prêtres de Nanée feignirent d’entrerdans ses vues, 1 admirent dans l’encîos dutemple où étoient les trésors de la déesse ;& en ayant fermé les portes, ils Passotri-mèrent , avec quelques-uns des gens quiPaccompagnoient , d’une grêle de pierresqu’iis firent pleuvoir fur eux, par une ouver-ture d u lambris : Cecidit ìn templo Nanes ,onjîlio deceptus faccrdotum Nanea:. C’est ainsique l’auteur des livres des Maccabéesraconte la mort de ce prince , liv. II. eh. j.v. 13. & fuir. mais les historiens profanes ,Appien , Justin & autres, rapportent qu’ilfut tué dans un combat contre les Parthes ,Pan 150 avant Jésus-Christ. (D. J.)

NANFIO , ( Gcog. ) en grec , islede P Archipel vers la mer de Candie. C’estune de ces iíles qui faisoient partie duduché de Xaxie, sous les pnnees des mai-sons de Sanudo & de Crispo. Strabon nousapprend que le premier nom de Pille deNanfio a été Membiiaros , nom qui lui vintde Memblíarès, parent de Cadrnus, quis’établit à Thera, au lieu de suivre lesaventures de ce héros. Nanfio ne fut appe-lée Anaphê qu’à Poccahon des Argonautes,qui la découvrirent après une tempête hor-rible qui les jeta au fond de l’Archipel. Ladécouverte ne fut pas grande, car Piste n’aque 16 milles de tour, point de port, &des montagnes toutes pelées, elles four-nissent cependant de belles sources, ca-pables de porter la fécondité dans les cam-pagnes , pour peu qu’on fût les employerutilement.

Les habit ans de Nanfio font tous du ritgrec , & soumis à l’e'vêque de Siphuo: onn’y voit ni Turcs ni Latins;lecadi & ievai-vode font ambulans. En 1700 ils payerentcinq cens écus pour toutes fortes de droits,la capitation n’y étant qu’à un écu & demipar tête. Leur fainéantise est.blâmable, &tout leur négoce consiste en oignons , encire & en miel ; ils n’ont de vin & d’orgeque pour leur entretien. Quant au bois r iln’y en a pas assez pour faire rôtir les per-drix qu’on y pourroit manger ; la quantité

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de cette efpece de gibier est si prodi-gieuse , que pour conserver les blés, onamasse par ordre des consuls tous les œufsqu’on peut trouver vers les fêtes dePâques, & l’on convient qu’ils se montentordinairement à plus de dix ou douze mille.On les met à toutes sortes de fausses, &fur-tout en omelettes ; cependant malgré-cette précaution , on ne p^uc pas faire unpas dans l’iíle fans voir lever des per-drix. La race en est ancienne ; elles fontvenues d’Astypalia 011 Stampalia, s’il en,faut croire Hégésander. Un habitantd’Astypalia n’en porta qu’une paire àAnaphé , mais elle multiplia prodigieuse-ment ; c’est depuis ce temps-là qu’on s’estavisé d’en casser les œufs. Longit. 43. 4-t,lat. 36. i 5 . (D.).)

NANGASAKI ( Géog. ) ville impériale duJapon , à l’exrrémité occidentale de Filede Ximo, dans la province de Figen , avecun bon port fréquenté par les Hoiîandois& les Chinois. C’est une très-grande ville& fort peuplée : on lui donne trois quartsde lieue de longueur , & presqu’autant delargeur.

Les étrangers demeurent hors de la villedans des endroits séparés, où ils font épiéscomme des personnes suspectes. Il y a envi-ron 6i temples tant au-dedans qu’au-dehorsde la ville; dans ce nombre il y en a 50 enl’honneur des Idoles étrangères, dont leculte a été apporté d’outre-mer. Ces tem-ple's font non-feulement consacrés à la dévo-tion , mais ils servent encore aux récréations& aux plaisirs ; c’est pourquoi ils fontaccompagnés de jardins , d’allées & d’appar-temens. Après les temples, les lieux lesplus fréquentés font les maisons de débau-che ; il y a un quartier entier qui leur eíï■ destiné, & qui contient les plus jolies mai-sons de particuliers, toutes habitées pardes courti-íannes.

Le havre de Nangnfaii Commence avínord' de la ville ; il y a rarement moins def o navires dans le port, dont la plupartfont des joncs de la Chine, outre quelquescentaines de bateaux de pécheurs & autrespetits bâtimens. L’ancrage est au bout de labaie , aune portée de mousquet de la ville»Elle est sans château ; fans murailles, fan?fortification , fans aucune défense, Trois