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Tome vingt-deuxième.
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ceux-ci à Octodorus, en-deça des Seduní.Une inscription en l’honneur d Auguste,trouvée à Saint - Maurice , peut servird’indice que les Nantuates tenoient la partiedu Valais, qui touche au lac Leman : cetteinscription porte,

Nantuates patrono.ces deux mots trouvés à Saint-Maurice,doivent fixer les doutes des savans : carCellarius dit des Nantuates , ubi inqutramusincertum plané eji. Si M. de Valois en avoiteu connoissance, il auroit abandonné faconjecture fur un petit endroit du hautValais, appelé Nitérs; Joseph Scaîigertourne en ridicule ceux qui placent ces jpeuples à Nantua , en Bugey ; & Mar-tianus qui les fixe à Constance. D’Anv.Not. Gai. page 4 ix. (C )

NANTWICH , ( Géog. ) petite villed’Angleterre , remarquable par les minesde sel. Long. 14 , 2 .8 , lat. §3 , 12.

NAOPOURA , ( Gfogr. ) ville d’Asiedans l’Indoustan , au royaume de Décan ,fur la riviere de Tapti. Le terroir y pro-duit du bon riz , du coton & des cannesde sucre. Long. 91 , 30, lat. 21 , 2.0.

NAPARIS , ( Géog. anc. ) fleuve de laScythie , & l’un des cinq qui , selon Hé-rodote , hb. IN, chap. Ixvììj , se jette danslister.

NAPEES, f f. ( Mvtht’log. ) nymphesdans ('antiquité fabuleuse qui préiìdoientaux forêts & aux collines. Voffius c oitqu’elles étoient les nymphes des valléesfeulement , parce qu’il tire leur nom dugrec mu f ou , qui signifie un h.uhumile , telles que font ordinairement lesvallées. On leur rendoit à peu - près lemême culte qu’aux naïades. Voye[ Naïa-des. ( G )

NAPEL , f. m. ( Botan. ) c'eft l’efpeced’aconit nommé par Tournefort, acunìsumcœruleam , I. R. H. 42. ç : par Morillon ,aconitafokâ sttrum pyramidal; ; & par Lin-nxus , aconìtwn f.lrorum luctnits hneanbus ,Juperne latioribus , h ne a exaratìs . Hort.ClifFort, 114.

Sa racine qui est de la groífi-ur d’un petitnavet , noire en dehors, blanchâtre endedans, pro.luisant souvent d’autres navetscollatéraux , jette plusieurs tiges à la hau-teur de trois piés, rondes ordinairement,

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listes, remplies de moelle, roides, diffi-ciles à rompre elles font garnies depuisle bas jufqu’en haut de feuilles amples ,ovoïdes , disposées alternativement, ouplutôt fans ordre, attachées à des longuesqueues faites en tuyau , d’un verd obscur,polies, nerveuses, découpées profondé-ment , ou subdivisées en beaucoup de la-nières plus remarquables que dans touteautre espece d’aconit.

Aux sommités des tiges sortent phi sieursfleurs comme en épi, portées chacunefur un pédicule long d’un pouce ; ellesfont composées de cinq pétales inégaux ,dont le supérieur, creusé en façon de cas-1 que , cache deux especes de crosse ; lesdeux feui'les latérales plus larges repré-sentent les oreillettes, & les deux inté-rieures la mentonnière d’un heaume; ellesfont de couleur bleue , rayées 8c revêtuesen dedans dc quelques poils.

Quand les fleurs font passées , il leursuccédé des fruits à plusieurs fourreauxou gaines membraneuses , listes, oblon-gues , disposées en maniéré de tête, aunombre de trois , que'quefois de quatre& de cinq , renfermant plusieurs semencesmenues, noires dans leur maturité, angu-leuses , chagrinées ou ridées.

Cette plante croît naturellement furiesAlpes, dans la forêt Noire en Silésie &ailleurs , aux lieux montagneux ; on lacultive auísi dans les jardins. Elle fleuriten mai & en juin, quelquefois p r us tarddans les pays froids , 6t donne fa graine enaoût. II feroit fans doute prudent de bannirde nos jardins un poison aussi dangereuxque le napd, d’autant plus que dans une figrande abondance de fleurs agréables &sa'utaires , ou qui du moins ne font pointnuisibles , nous pourrions aisément nouspasser de celle-ci. De plus, comme íàracine est très-vi , ace , de forte que trans-plantée dans les jardins ou vergers elle yprospéré , & y dure fort long - temps ,quelque peu de foin cu’on en prenne , ilne faudroit point négliger de la détruire,(D./.)

NAPEL,(//_/?. médec. des vêpét.vé ene . x. )les médecins réunis aux botanistes, s’ar-cordent à regarder le n;gel & toutes sesparties comme un des plus pustìans poi*