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Tome vingt-deuxième.
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d’une odeur désagréable pour toute autre,que des tartares.

A une lieue de Pendroit où font cespuits c!'où l’on tire le naphte , est un lieuappelé Baku , où learerrain brûle perpétuel-lement. C’eít un espace cpii a environ undemi-quart de lieue de tour. Le terrain n’yparoît point visiblement enflammé ; pours’appercevoir du feu il faut y faire un troud’un demi-pié de profondeur, & alors onn’a qu’à y présenter un bouchon de paille,il s’allumera fur le champ. Les Gaures ouPersans qui adorent le feu & qui suivent lareligion de Zoroastre, viennent en cet en-droit pour rendre leur culte à Dieu , qu’ilsadorent fous l’emblème du feu. C’est-là lefeu perpétuel de Perse; il y a cela de par-ticulier qu’i! ne répand, en brûlant, au-cune odeur, & qu’il ne laisse point decendres. Ce détail est tiré d’une lettre alle-mande, datée d’Astrakan le z de juillet 17; ),& inférée dans un ouvrage de M. Zimmer-mann , intitulé Académie miner alogique.

On trouve encore du naphte en plusieursendroits de la Perse , de la Chine , de l’I-talie , & fur-toutaux environs de Modene.On en trouve aussi en Allemagne & enFrance ; mais il n’a que rarement la limpi-dité & la transparence du naphte le pluspur. ( —)

NAPITIÁ , ( Géogr. anc.) ville de la Ca-labre dans le pays des Brutiens. ScipionMazella prétend que Napitiaeíì aujourd’huiP'ltjo , château de la Calabre ultérieure auroyaume de Naples, dans le golfe Hippo-niate , qui est aussi nommé Napìtimussinus,vulgairement le golfe de sainte-Euphémie,environ à 6 milles nord d’Hiponium.

NAPLES, {Géogr.) belle, grande &ancienne ville d’Italie fur un petit golfe.On fait qu’elle est la capitale & la métro- 1p.ole du royaume auquel elle donne sonnom , avec archevêché, une université &des châteaux pour fa défense.

L’avantage de fa situation & la douceurde son climat l’ont toujours fait regardercomme le séjour des délices & del’oiíiveté;otìofa Néapolh , c’est l’épithete que luidonne Horace : In otìa natam Parthenopem , •dit Ovide. Les Napolitains étoient autrefoisce qn’ils font aujourd’hui, épris de l’amcurdu repos & de la volupté.

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Le nom grec de Naples, 0X1?, veut

dire la nouvelle ville , pour la distinguer dela petite ville Palapolìs , c’est-à-dire, ían-oiennt ville , qui en étoit peu éloignée ; ouplutôt les Chalcidiens originaires de l’Atti-que, envoyerent des colonies en Italie,qui sondèrent la ville de Cumes, dont unepartie des habitans fe détacha bientôtaprès pour élever une autre ville qu’ilsnommèrent la ville neuve. Elle fut appeléeParthénope , à cause , disent quelques-uns ,de Parthencpe íille d’Eurnéléus, roi deThessalie, qui y mena une colonie desétats de son père. Quoiqu’il en soit , Na-ples pastè pour être plus ancienne que laville de Rome , à laquelle néanmoins ellefe soumit. Elle lui garda toujours inviola-blement la fidélité, & en reconnoissance,la république & les empereurs la mirent aunombre des villes libres & confédérées.

Malgré les assauts terribles que Naples aessuyé , c'est encore une des belles villes dumonde,&une des plus également belles. Elleest toute pavée d’un grand carreau d’échan-tillon. La plupart de fes maisons sont 2 toitsplats, &: d’une structure uniforme. La mer yfaitunpetitgolfequil’arroscaumidi,& versle nord elle a de riches coteaux qui montentinsensiblement à h campagne heureuse.Plusieurs de ses églises sont magnifiques, &enrichies des ouvrages des grands peintres.Le dôme de l’églife des Jésuites est de lamain de Lanfranc: la Nativité, du Guide ,& autres quatre tableaux de la eene , quisont de f Efpagnolet, d’Annibal Carache &de Paul Veroneíe , ornent le chœur de S,Martin,

Mais les richesses prodigieuses enseveliesdans les églises de Naples, les dépenses exces-sives que fait cette ville pour l’entretien duprince & des garnisons, enfin le nombre exor-bitant de couvens, de monastères,. de prê-tres, de religieux & de religieuses qui four-millent dans cette ville, la consument & l’ap-pauvrissenttous les jours davantage. Si l’on ycompte près de trois cent mille âmes, i?y en a cinquante mille qui ne vivent qued’herbes , & qui n’ont pour tout bien quola moitié d’un habit de toile. Ces gens-là végalement pauvres & misérables, tombentdans l’abattement à la moindre fumée dusVésuve, Us. ont la sottise dc craindre de.