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A-verr jreux,dit Fauteur de l’E/pm
.j lorx fè^endanc il est difficile de ne pasappréhender que la ville de Naples ne vienneà crouler, & àdil’paroîrre un jour commeHerculanum. Cette ville est toute creuséepar-dcíTous, & bâtie fur un grand nombrede vastes cavernes, où fe trouvent desabîmes d’eau & de matières combustibles,qui ne peuvent à la fin que s’enflammer ,& renverser Naples de fond en comble, parquelque affeux tremblement de terre ;ajoutez-y le voisinage du volcan & festerribles éruptions, (a)
Naples arrosée par la petite riviere queles anciens nommoient Sebethus , aujour-d’hui le Fornello, est à 43 lieues S. E. deRome, 70 N. E. de Païenne , 86 S. E. deFlorence, 110 S. E. de Venise, 333 deParis. Long. suivant Calsini, 31. n. 30. lat.40. 48.
C’en est assez fur la Parthénope moderne;parlons à présent de quelques gens célébrésdans les lettres & dans les arts dont elle aété la patrie ; car leurs noms embélissentí’article de cette ville.
Pattrculus Caïus (d’autres disent Publiusou Marcus ) Velhius , historien latin dupremier ordre , naquit, selon les apparen-ces, l’an de Rome 733. II occupa lesemplois qu’il pouvoit fe promettre par festalens distingués & par son illustre nais-sance. II fut tribun des soldats, commandala cavalerie des légions en Allemagne fous
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Tibera , suivit ce prince pendant neuf ansdans tontes fes expéditions, en reçut desrécompenses honorables, & devint préteurde Rome l’année de la mort d’Auguste ;c’est ce qu’il nous apprend lui-même avecune tournure qui montre la finesse & la déli-catesse de son esprit : Q110 tempore , dit-il,mihi frati ique meo , candidatis Ccefaris prn-ximè a nobiltjsimis ac sacerdotibus vìris , desti•nari proetoribus contìgit ; conjecutis ut nequepofl nos , quemjuam D. Augustus , neque antenos Caesar commendaret Tibertus. lib. II. cap.cxxiv.
II étoit éclairé par des voyages dans lesprovinces de Thrace , de Macédoine ,d’Achaïe, de F Asie mineure , & d’autresrégions encore plus orientales, principale-ment fur les deux bords du Pont-Euxin ;on peut juger de-là combien nous devonsregretter la perte de l’histoire entiere &étendue qu'il promet si souvent, & quidevoit renfermer toutes ces choses , dontil avoit été non-leulement témoin oculaire,mais en partie exécuteur ; cependant dansFabrégé incomplet de l’Histoire romainequi nous reste de cet homme célébré, ony apprend beaucoup de particularités ,d’autant plus estimables , qu’elles ne fetrouvent point ailleurs,soit par le silencedes autres historiens, soit par la perte tropordinaire d’une partie de leurs travaux.II y marque avec exactitude l’origine desvilles & des nouveaux écablissemens, 5 c
(a) Selon M. Brydohe , Voyage en Sicile & à Malthe publié en 1773 , le climat deNaples est le plus chaud de l’F.urope , mais extrêmement variable ; les valétudinaires , sur-tout les goutteux , s’y trouvent moins bien qu’à Rome , ce que l’auteur attribue au ventde sud-est qui y régné tout le commencement de l’été : ce vent relâche les fibres & entraînedes vapeurs aqueuses , si abondantes , que l’air y est plus humide qu’au mois de novembreen Angleterre. On I’appelle siroce à Naples ; il n’a causé aucun changement au baromètre,mais il a fait monter considérablement le thermomètre.
Les causes de l’insalubricité du siroce & de l’abbatement qu’il produit dans les malades ,ne font pas dans la chaleur, mais dans quelqu’autre principe encore inconnu; il détruitabsolument l’électricité de l’air , & l’on observe que les expériences électriques ne réussis-sent pas lorsqu’il domine.
Naples fut célébré autrefois pour les sciences & pour les lettres : Cicéron & Sénequeappellent cette ville la mere des études ; on y a vu fleurir en divers temps beaucoup de grandshommes qui n’y étoient pas nés, tels que Virgile , Séneque ; & dans le XIVe siecle Bocace,qui étoit Toscan , & Pontanus , né à Cerreto en Umbrie ; mais il y a eu aussi d’illustres Na-politains. Varron , cité par saint Augustin , parle d’un mathématicien célébré, appelé DioNeapolites. Dans les derniers siécles , Jean-Baptiste Porta , grand physicien , Colona , célébrébotaniste, qui a donné son nom à une plante fort connue , Valeriana. Çolumna ; FrançoisFontana , qui donna en 1646, des observations curieuses, (Ç)
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