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Tome vingt-deuxième.
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gaí/icane. Voici les propres paroles cîusavane prélat : elles méritent de se trouveren plus d un livre.

Primos , fi verum amamus , hujufmodìqelatos monachos in Gallis habuimus. Illi film-plici ac servidâ , adeoque minus cautâ ,Jaspe inconfultâ relìgione per culjì , ad illi-ciendas hotninum mentes , & augujìiori fianc-torum no mi ne , ad eorum cultum revocandas ;illufilres eorum titulos primùm filbì , deindecrudelx plebi perfiuafios , propofiuerunt. Exhorum officinâ , Martialis Lemovicenfis apofi-tolatus , Urfini Bituricenfis dificipulatus , Dic-nyjïi Parifiensis areopagitica , Pauli Narbo-nenfiis proconjularis dìgnitas , amborum apofi-toli Pauli magijlerium , & in aliìs ecclefitisfiimilia prodiere. Quibus guidonsano judicioÙ confiantì anima , Gaíli primùm épis apirejìitere. Afl ubi ecclefiœ gallicanœparentibusfanchffimis , fi.dei prœconibus , detraclis bisJpoliis , injurìam fieri mentibus ingenuìs 6’p r obis perfiuafium efi , paulatim error commuaitunfenfu confiurgere , ct tandem antiquitatesud , contra ventatem prxficribere.

Je ne fais , dit un habile critique , si cefut par une politique bien entendue que 'l’on supprima ces belles paroles dans laseconde édition. Ce retranchement nefait il pas voir à tout le monde , le servileménagement qu’on a pour Terreur , 6c ladélicatesse excessive , ou plutôt la sensi-bilité scandaleuse , de ceux qui ont intérêtà maintenir le mensonge ? Après tout,un tel moyen n’est propre qu’à attirer !'at-tention de tout le monde fur ces paroles.Tel qui les auroit lues fans beaucoup deréflexion , apprend à les regarder commequelque chose de la derniere importance.Enfin , on peut dire de ce passage , cequ’un historien de Rome a dit de Brutus& de Cassius, dont les images ne paru-rent point dans une pompe funebre : jedprcefiulgebant Cassius atque Brutus , eo ipsoquod effigies eorum non vtdebantur. Par celamême , qu’on a tâché d éclipser le passagedont nous parlons, on lui a donné un éclatbrillant & durable. (D. J.)

Natcbonne , (golfe DE ,)(Géog.) enlatin Narbonenje mare ; c’est une partie d ugolfe de Lion : il commence au port oucap de Canfranqui, 6c finit au cap deCette.

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Narbonne , ( Canal de , ) ( Àrchit :mark. ) après qu’on eut fait dans le derniersiécle le grand canal de Languedoc , ontrouva praticable Pexécution de celui deNarbonne ; & dès Tan 1684, ville deNarbonne obtint la permission de travaillera une communication avec le grand canal.L’ouvrage fut même conduit aux deuxtiers ; mais les fonds manquèrent, & lesmalheurs de la guerre qui survint , firentsuspendre Tentreprise. La postérité necroira pas qu’un corps aussi respectable queles états de Languedoc , se soit opposé àun ouvrage intéressant, & d’autant plusnécessaire, que la communication des deuxmers se trouve souvent interrompue surle grand canal. Si le Languedoc neconnoîtpas ses vrais intérêts, ou s’il veut les dissi-muler , il parole injuste qu’une nation en-tier e soit la victime de ses fautes. Celle-ciest de nature à faire penser qu’elle est lefruit d’une surprise , plutôt que d’un con-seil dicté par de petits intérêts particuliers:ce n’est pas que le canal de Narbonne suffiseseul pour faire jouir la France de tous lesavantages que lui offre la communicationdes deux mers ; la durée du grand canal,la facilité de la navigation 6c Téconomiedu commerce , gagneront préalablementbeaucoup , lorsque le roi rentrera danscette aliénation de son domaine, 011 qu’illa transportera aux états de la provincequi y a contribué pour près de moitié.L’achat de la jurisdiction du canal, est laseule propriété des ceffionnaires dans cetouvrage, 6c n’est pas un remboursementonéreux. En attendant, il est clair que sile canal de Narbonne n’est pas utile aucommerce, les entrepreneurs seuls y per-dront ; & Tétât aura toujours une villecommerçante de plus : s’il est utile, ildoit s’achever. L’heureufe constitution desprovinces d’états , les rend responsablesde tout le bien qui peut exister dans leurintérieur. Recher. jur les finances , tom. I ,( D . J .)

§ NARBONNOISE ( la) , ( Géogr. anc.)

Gallia Narbonenjìs , provincia Romana. Cetteprovince, ainsi nommée par Auguste, est siancienne , si illustre 6c fi étendue , qu’ellemérite une description particulière ; nousprendrons pour guides, Strabon, Ptolomée,