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clou , & jettent par deiíiis le traiteau lapartie qui est nattée ; lorsqu’un cordon estfini, on le met sécher à la gaule avant del’onrdfr à la tringle.
Pour joindre ces cordons & en faire unenatte , on les coud l’un à l’autre avec unegrosse aiguille de fer longue de dix à douzepouces. La ficelle dont on fe sert est me-nue, & pour la distinguer des autres fi-celles que font & vendent les cordiers, fenomme ficelle a natte.
Deux groííës tringles longues à volonté& qu’ori éloigne plus ou moins, suivantl’ouvrage , servent à cette couture, qui sefait en attachant alternativement le cordonau clou à crochet, dont ces tringles fontcomme hérissées d’un côté, à un pouceou dix-huit lignes de distance. On appellecette façon , ourdir ou bâtir â la tringle.
La paille dont on fait ces sortes de nat-tes , doit être longue & fraîche , on lamouille, & ensuite on la bat sur une pierreavec un pelant maillet de bois à long man-che, pour l’écraser & l’applatir.
La natte de paille se vend au pie ou àla toise quarrée plus ou moins, suivant larécolte des blés. Elle sert à couvrir lesmurailles & les planchers des maisons ; onen fait aussi des chaises & des paillas-sons , &c.
Les nattes de palmiers fervent à faireles grands & petits cabats, dans lesquelss’emballent plusieurs fortes de marchan-dises.
NATTE, f. m. {Commerce.) II y a uneespece de natte ou tissu de paille, nom-mée ejlher , que les Orientaux étendentpar terre ; ils se couchent dessus ; ils n’ontpoint d’autre lit.
11 y a aussi des ejlher s àçhnn de différentescouleurs avec lesquelles on forme diverscompartimens ; celles-là fervent à couvrirles mateiats de canapés.
NATTE , TRACER LA , terme de Nattìeren paille , c’est en faire les cordons auclou , c’est-à-dire , passer alternativementles unes siir les autres les trois branchesde paille dont le cordon est composé.
NATTER les crins, {Marêchallerie.)c’est en faire des tresses.
NATTIER , f. m. ( Corps d'artifians. )ouvriçr qui fait des nattes, Le peu d’outils
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& d’instrumens qui suffisent aux Nattiersen paille, sont la pierre & le maillet pourbattre leur paille après qu’elle a été mouil-lée , afin de la rendre plus pliante & moinscassante; le traiteau avec ses clous pourtracer la natte , c’est-à-dire , pour en faireles cordons ; les tringles auílì avec leursclous pour bâtir & ourdir les cordons , &l’aiguille pour les coudre & les joindre.
NATURALISATION, f. f ( Jurispru-dence.) est l’acte par lequel un étranger estnaturalisé , c’est-à-dire , qu’au moyen decet acte, il est réputé & considéré demême que s’il étoit naturel du pays, &qu’il jouit de tous les mêmes privilèges; cedroit s’acquiert par des lettres de natura-lisé. Voyei ci-après NatURALITÉ.
Naturalisation , ( Hist. d'Anglet. )acte du parlement qui donne à un étranger,après un certain séjour en Angleterre , lesprivilèges & les droits des naturels du pays.
Comme cet acte coûte une somme con-sidérable que plusieurs étrangers ne fe-roient pas en état de payer , on agite de-puis long-temps dans la Grande-Bretagnela question importante, s’il seroit avanta-geux ou désavantageux à la nation , depasser un acte en parlement qui naturalisâtgénéralement tous les étrangers, c’est-à-dire , qui exemptât des formalités & de ladépense d’un bil particulier, ou de lettres-patentes de naturalisation , tout étrangerqui viendroit s’établir dans le pays , & lesprotestans par préférence.
Les personnes qui font pour la négativecraignent que cette naturalisation généralen’attirât d’un côté en Angleterre un grandnombre d’étrangers , qui, par leur com-merce ou leur industrie , óteroient lesmoyens de subsister aux propres citoyens ,& de l’autre côté quantité de pauvres fa-milles qui feroient à charge à l’état, au lieude lui être utiles.
Les personnes qui tiennent pour l’affir-mative ( & ce font les gens les plus éclairésde la nation ) répondent, i°. que de nou-veaux sujets industrieux acquis à l’Angle-terre, loin de lui être à charge, augmen-teraient ses richesses, en lui apportant denouvelles connoissances de manufacture;ou de commerce , & en ajoutant leurindustrie à celle da la nation. Qu’il yA,