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vraisemblable que parmi les étrangers ceux- <là principalement viendroient profiter dubienfait de la loi, qui auroient déjà dansleur fortune ou dans leur industrie desmoyens de subsister. 3". Que quand mémedix ou vingt mille autres étrangers pauvres,qu’on naturaliserait , ne retireroient de leurtravail que la dépense de leur consomma-tion sans aucun profit, 1 état en seroit tou-jours plus fort de douze ou vingt millehommes. 4®. Que le produit des taxes furla consommation en augfnenteroit , endiminution des autres charges de l’état,qui n’augmenteroit aucunement par cesnouveaux habitans. 5 0 . Que l’Angleterrepeut aisément nourrir une moitié en susde fa population actuelle, si l’on en jugepar ses exportations de blé, & l’étenduede ses terres incultes; que ce royaume eítun des plus propres de l’Europe à unegrande population par fa fertilité , & parla facilité des communications entre sesdifférentes provinces , au moyen des tra-jets de terre ou de mer assez courts quiles produisent. 6 e . Que les avantages im-menses de la population justifient la néces-sité d’inviter les étrangers à venir l’aug-menter.
' Enfin, on cite aux Anglois jaloux, ou tropréservés fur la naturalisation des étrangers,ce beau passage de Tacite, liv. XII de sesAnnales : " Nous repentons-nous d’avoir„ été chercher les familles des Balbes en„ Espagne , & d’autres non moins illustressi dans la Gaule narbonnoise ? leur posté-„ rité fleurit encore parmi nous , & ne-, nous cede en rien dans leur amour„ pour la patrie. Qu’est-ce qui a causé-, la ruine de Sparte & d’Athenes qui„ étoient si florissantes , que d’avoir„ fermé l’entrée de leur république aux» peuples qu’ils avoient vaincus ? Romu--, lus , notre fondateur, fut bien plus sage3> de faire de ses ennemis autant de cito-„ yens dans un méme jour ». Le chan-celier Bacon ajouteroit : " On ne doit„ pas tant exiger de nous, mais on peut,, nous dire : naturalisez vos amis , puis-„ que les avantages en font palpables ».(D. f.)
NATURALISTE , f. m. se dit d’unepersonne qui a étudié la nature & qui
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est versée dans la connoissance des choses -naturelles , particulièrement de ce quiconcerne les métaux , les minéraux , lespierres, les végétaux , & les animaux.Voye-^ Animal,Plante, Minéral, &c.
Aristote , Elien , Pline , Solin & Théo-phraste , ont été les plus grands naturalistesde l’antiquité ; mais ils font tombés dan$beauccup d’erreurs, que 1 heureuse indus-trie des modernes à rectifiées. Aldrovendusest le plus ample & le plus complet desnaturalistes modernes ; son ouvrage est en13 volumes iri-sol.
On donne encore le nom de naturalistesà ceux qui n’admettent point de Dieu ,mais qui croient qu’il n’y a qu’une subs-tance matérielle , revêtue de diversesqualités qui lui font auffi essentielles quela longueur, la largeur , la profondeur ,& en conséquence desquelles tout s’exé-cute nécessairement dans la nature commenous le voyons ; naturalistes en ce sensest synonyme à athée, spinofiste , matéria-liste , &c.
NATURALILÉ s. f. ( Jurisprudence . )est l’état de celui qui est naturel d’unpays ; les droits de naturalité ou de regni-colat font la même chose. Les lettres denaturalité (ont des lettres de chancellerie,par lesquelles le prince déclare que quel-qu’un fera réputé naturel du pays , &jouira des mêmes avantages que ses sujelsnaturels.
Ceux qui ne font pas naturels d’unpays , ou qui n’y ont pas été naturalisés,y font étrangers ou aubins, guafi alibi nati.
La distinction des naturels du pays.d’avec les étrangers, & f u sage de natu»raliser ces derniers, ont été connus dansles anciennes républiques.
A Athènes , suivant la premiere insti-tution , un étranger ne pouvoit être faitcitoyen que par les suffrages de six millepersonnes, & pour de grands &. signalésservices.
Ceux de Corinthe, après les grandesconquêtes d’Alexandre, lui envoyerentoffrir le titre de citoyen de Corinthequ’il méprisa d’abord; mais les embassa-deurs lui ayant remontré qu’ils n’avoientjamais accordé cet honneur qu’à lui & àHercule, il ! accepta.