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Tome vingt-deuxième.
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itéra per accidens ; définition si obscure, quemalgré toutes les gloses de ses commenta-teurs , aucun d’eux n’a pu parvenir à larendre intelligible. , . .

Ce principe, que les Penpateticiensappeloient nature , agiííbit, selon eux, né-cessairement , & étoit par conséquent des-titué de connoissance ou de liberté. Voy.Fatalité.

Les Stoïciens concevoient aussi la na-ture comme certain esprit ou vertu répan-due dans l’univers , qui donneit à chaquechose son mouvement ; de sorte que toutétoit forcé par l’orure invariable dunenatw e aveugle & par une nécessité iné-vitable.

Quand on parle de faction de la nature ,on n’entend plus autre chose que factiondes corps les uns fur les autres, conformeaux loix du mouvement établi par le créa-teur.

C’est en cela que consiste tout le sensde ce mot, qui n’est qu’une façon abrégéed’exprimer faction des corps, & qu’onexprimeroit peut-être mieux par le mot dernéc/mnìsrne des corps.

II y en a, selon fobservation de M.Boyle , qui n’entsndent par le mot de raa-ture que la loi que chaque chose a reçuedu créateur, & suivant laquelle elle agitdans toutes les occasions ; mais ce sensattaché au mot nature , est impropre &figuré.

Le même auteur propose une définitiondu mot de nature plus juste Se plus exacte,l'elon lui, que toutes les antres, tk en vertude laquelle on peut entendre facilementtous les axiomes & expressions qui ontrapport à ce mot. Pour cela il distingueentre nature particulière & nature générale.

II définit la nature générale f assemblagedes corps qui constituent fêtât présent dumonde , considéré comme un principe parla vertu duquel ils agissent tk reçoiventfaction selon les loix du mouvement éta-blies par fauteur de toutes choses.

La nature particulière d’un être subor-donné ou individuel , n’est que la naturegénérale appliquée à quelque portion dis-tincte de 1 univers : c’est un assemblage despropriétés méchaniques (comme grandeur,figure, ordre, situation Lc mouvement

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local ) convenables Sc suffisantes pour cons-tituer l’espece & la dénomination d’unechose oud’uncorps particulier, le concoursde tous les êtres étant considéré commele principe du mouvement, du repos, ctc.

NATURE , loix de la, sent des a lomésou réglés.générales de mouvement & derepos qu’observent les corps naturels dansfaction qu’ils exercent les uns fur les autres,& dans tous les changemens qui arriventà leur état naturel.

Quoique les loix de la nature soient pro-prement les mêmes que celles du mouve-ment , on y a cependant mis quelquesdifférences. En effet, on trouve des au-teurs qui donnent le nom de loix du mou-vement aux loix particulières du mouve-ment , & qui appellent loix de la nature lesloix plus générales & plus étendues, quifont comme les axiomes d’où les autresfont déduites.

De ces dernieres loix M. Newton enétablit trois.

i °. Chaque corps persévère de lui-mêmedans son état de repos ou de mouvementrectiligne uniforme , à moins qu’il ne soitforcé de le changer par faction de quelquecause étrangère.

Ainsi les projectiles persévèrent dans leurmouvement juí’qu’à ce qu’il toit éteint parla résistance de f air & par la gravité ; demême une toupie dont les parties sont con-tinuellement détournées de leur mouve-ment rectiligne par leur adhérence mu-tuelle , ne cesse de tourner autour d’elle-même qu’à cause de la résistance de I’air& du frottement du plan sur lequel ellese meut. De même encore les malles énor-mes des planètes & des comètes qui femeuvent dans un milieu non résistant, con-servent long-temps leur mouvement fansaltération. Voye[ FORCE D’INERTIE,

Résistance & Milieu.

Le changement qui arrive dans lamouvement est toujours proportionnel àla force qui le produit, & fe fait dans ladirection suivant laquelle cette force agir.

Si une certaine force produit un certainmouvement, une force double pr- duiraun mouvement double, une force tripleun mouvement triple , so't que ce mouve-ment soit imprimé tour à la fois, ou suc-Cc ccc í