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Tome vingt-deuxième.
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cessivement & par degrés ; & comme ladirection de ce mouvement doit toujoursêtre celle de la force motrice, il s’ensuitque si avant faction de cette force le corpsavoit un mouvement, il faut y ajouter lenouveau mouvement s’il le fait du mêmecôté, oul’en retrancher s’il le fait vers lecôté opposé, ou l’y ajouter obliquements’il lui est oblique, & chercher le mouve-ment composé de ces deux mouvemens ,eu égard à la direction de chacun. Voye^

Composition du mouvement.

3°. La réaction est toujours contraire &égale à faction , c’est-à-dire, que les actionsde deux corps l’un fur f autre font mutuel-lement égales & de directions contraires.

Tout corps qui en preste ou en tire unautre , en est réciproquement preste outiré. Si je preste une pierre avec mon doigt,mon doigt est également preste par lapierre. Si un cheval tire un poids par lemoyen d’une corde, le chenal est aussitiré vers le poids ; car la corde étant égale-ment tendue partout, & faisant un effortégal des deux côtés pour fe relâcher , tireégalement le cheval vers la pierre , & lapierre vers le cheval, & empêchera l’und’avancer , autant qu’elle fait avancer Pau-tre.

De même, íì un corps qui en choque unautre en change le mouvement, il doitrecevoir par le moyen de l’autre corps unchangement égal dans son mouvement ,à cause de Légalité de pression.

Dans toutes ces actions des corps leschangemens font égaux de part & d’autre ,non pas dans la vitesse, mais dans le mou-vement, tant que les corps font supposéslibres de tout empêchement. A l’égard deschangemens dans la vitesse , ils doiventêtre en raison inverse des masses, lorsqueles changemens dans les mouvemens fontégaux. Voye Ç ACTION & RÉACTION.

Cette même loi a aussi lieu dans lesattractions. Voye[ ATTRACTION. Cham-bers. ( O )

Nature de baleine, voyei Blanc

DE BALEINE.

Nature, ( Mythol. ) chez les Poètesla nature est tantôt mere, tantôt fille, &tantôt compagne de Jupiter. La nature

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étoit désignée par les symboles de la Dianed’Ephefe.

NATURE, la t ( Poéfie . ) La nature enPoésie est, i Q . tout ce qui est actuellementexistant dans l’univers ; z°. c’esl tour ce quia existé avant nous, & que nous pouvonsconnoître par l’histoire des temps , deslieux & des hommes ; 3 0 . c’est tout cequi peut exister, mais qui peut être n’ajamais existé ni n’existera jamais. Nouscomprenons dans l’histoire la fable &toutes les inventions poétiques, auxquelleson accorde une existence de suppositionqui vaut pour les arts autant que la réa-lité historique. Ainsi il y a trois mondesoù le génie poétique peut aller choisir &prendre ce qui lui convient pour formerses compositions: le monde réel, le mondehistorique, qui comprend le fabuleux , &le monde possible ; íc ces trois mondes fontce qu’on appelle la nature. ( D. J.)

NATURE , ( Critique sacrée. ) les motsde nature & naturellement se trouvent sou-vent employés dans l’Ecriture, ainsi quedans les auteurs grecs & latins, par oppo-sition à la voie de l’instruction, qui nousfait connoître certaines choses. C’est ainsique saint Paul parlant d’une coutume éta-blie de son temps, dit : » La nature elle-» même ne nous enseigne-t-elle pas que si» un homme porte des cheveux longs cela„ lui est honteux, au lieu qu’une longue» chevelure est honorable à une femme ,yj &c ». C’est qu’il suffit de voir des chosesqui se pratiquent tous les jours, pour lesregarder enfin comme des choses natu-relles. A plus forte raison peut-on dire queles gentils , qui étoient privés de la révé-lation , connoissoient d’eux-mêmes fans cesecours les préceptes de morale que leslumières naturelles de la raison leur fai-saient découvrir, & qui étoient les mêmesque ceux que la loi de Moïse enfeignoitaux Juifs ; de forte que quand un payenagissoit selon ces préceptes, il faisoit natu-rellement ce que la loi de Moïse prescri-voit : il montroit par-là que l’ceuvre de laloi ( terme qui signifie les commandemensmoraux de la loi ) étoit écrite dans soncœur & dans son esprit, c’est-à-dire, qu’ilpouvoit aisément s’en former des idées».{D. J.)